Lors d’un voyage au Japon, en voulant faire sonner la cloche attirant la bénédiction des kami après avoir offert l’obole, je renversai accidentellement l’urne aux offrandes – attirant par là même le courroux divin. Dès lors fus-je maudit, la réalité altérée et le tome 1 d’Albéric, que vous aimez et connaissez si bien, ponctué de coquilles qui n’étaient pas censées s’y trouver ! — Voici pour l’explication à « mais pourquoi subsiste-t-il des erreurs, après les (très) nombreuses relectures, les lectures de bêta-lecteurs, et l’usage massif et adéquat du logiciel Antidote ? »
Où trouver l’édition révisée ?
Aux mêmes endroits que d’habitude. La nouvelle version remplace complètement l’ancienne.
Maintenant, ce qui devrait vous intéresser un peu plus : qu’est-ce qui change ?
- Primo, outre les étourderies qui eussent jadis pu compliquer la lecture, les phrases ou les paragraphes que j’ai jugé trop longues pour les unes, un tantinet trop confus pour les autres, ont été dûment découpés ou reformulés. Dès lors, le confort de lecture – qui, selon vos aimables retours, était déjà présent – s’en voit considérablement amélioré. Parole.
- Secundo, y’a des lettrines. J’ai dit lettrines, pas latrines, merci. Et chaque paragraphe commence sur une belle page (ça veut juste dire une page impaire). Ça change tout, hein ? Et pis, la quatrième de couverture aussi a eu droit à un coup de neuf !
- Tertio : ajout des confessions d’Albéric et des gravures de Clyméris dans son boudoir.
- Tertio, et j’arrête de me fiche de vous : LES ANNEXES. Eh oui ! Le tome 1 d’Albéric, ou le dragon au sommet est désormais doté d’annexes, tout comme le tome 2 ! Vous trouverez donc, à la fin de La faim de la Wyverne, un guide des dieux, des saisons, du fonctionnement du Royaume de Solestis, ainsi qu’un index des personnages !
« Mais ça fait bien une quarantaine de pages en plus ! Les prix vont encore gonfler ? » Nenni. Je ne grimperai pas le prix d’un centime.
Quant à ceux qui ont acheté la version d’avant la correction : félicitations, vous avez un collector qui sera bientôt introuvable, seule preuve que Sealand fit aussi des fautes, en son temps. Mais euh… visiblement, je ne suis pas le seul, d’abord !
Il est essentiel de comprendre une chose : correcteur, c’est un métier à part entière. Ce n’est pas pour rien qu’auteur et correcteur sont des métiers distincts, et qu’en circuit conventionnel, la correction échoit surtout à l’éditeur. Eh oui : notre truc, c’est d’imaginer des histoires et de claquer de belles figures de style. Cela n’implique pas nécessairement une connaissance exhaustive du subjonctif de l’imparfait troisième groupe, ou de l’usage idiomatique de verbes ou expressions rares. En sus, avec la tête dans le guidon, les détails peuvent aisément échapper à notre vigilance d’aigle et notre œil bionique.
CEPENDANT, afin que mes lecteurs de la première heure ne se trouvent point trop lésés, je propose ceci : envoyez-moi, par e-mail ou par message privé sur les réseaux sociaux (vous devriez être en mesure de trouver ces informations) la photo de votre exemplaire dédicacé. Alors, je vous enverrai en retour le .epub de l’édition révisée. Gratuitement.
NOTE : Cette correction reste amateur. Donc, voyez cela comme un lavage à la Javel : ça élimine 99% des fautes, mais l’on ne peut jamais se débarrasser tout à fait du pourcentage restant. Certes, l’emploi d’un professionnel coûterait probablement un SMIC, pour un ouvrage de l’envergure d’Albéric – une somme dont je ne dispose pas.

Comment ai-je procédé ?
Bon, si ça vous intéresse… en plus d’une relecture humaine par ma mère et d’un nouveau passage entier du roman sous Antidote, j’ai utilisé la machine infernale.
Que l’on soit très clair là-dessus : je n’ai pas simplement fourni un document à GPT pour lui demander de me pondre une version corrigée toute prête, loin de là. Et j’ai bien dû y passer entre un et deux mois en y dépensant mes journées entières, merci bien.
Rappel important : je ne demanderai jamais à l’IA d’écrire un texte à ma place, et je ne produirai pas non plus de couverture en utilisant les LLM. Cela est de l’art, et ça appartient à l’humain. En revanche, quant à savoir s’il y a des erreurs dans un texte ou non, c’est un peu comme les maths : ton mot il a une faute de frappe ou il n’en a pas, ton verbe est mal conjugué ou il ne l’est pas, ton expression est condamnée par l’Académie Française ou est valide. Dans la pratique, c’est nuancé par les figures de style et les audaces syntaxiques auxquelles je me suis accroché, mais vous saisissez l’idée.
J’ai dépassé la centaine d’analyses complètes – baraque au bas mot.
De prompts en prompts, ajustant mes demandes à chaque fois, mon entrée principale a fini par ressembler à ceci :
ATTENTION ! Les prompts peuvent contenir des coquilles en pagaille qui ne sont pas révélatrices de mon niveau effectif en écriture, ni de la propreté d’Albéric en édition révisée. Car, comme je ne mets pas mon smoking pour aller au MacDo, je n’ai pas jugé nécessaire de me relire moultement pour m’adresser à une machine.
Prompt principal
En analysant méticuleusement le document donné, je veux que tu me génères un rapport listant, pour chaque page (y compris les notes en bas), les fautes. Cela peut inclure :
- Une ponctuation fautive (doubles espaces, apostrophes, espaces insécables, tabulations, incises, taquets, césures manuelles ou indues, alinéa manquant, etc.). Dans une moindre mesure, on peut tolérer "Certes" sans virgule juste après, ou "De fait" sans virgule juste après si la phrase est très courte.
- Des fautes de grammaire, conjugaison ou d'orthographe, ou "ne" explétif fautif
- Des fautes de frappe
- Mot en double, ou oublie de mot
- Des improprietés, barbarismes, anglicismes, ou emplois critiqués en français classique (j'assume utiliser "par contre", dans une mesure moindre)
NOTE : Le site de l'Académie Française semble ne condamner que "réaliser que", et ne dit rien sur "réaliser combien" ou "réaliser à quel point" - certains auteurs semblent défendre ces formes.
- Des mots mal utilisés, ou des constructions idiomatiquement fautives
- Des incohérences de graphie, y compris dans les termes de l'univers ou l'emploi des majuscules
- Les couleurs, surlignage, trames de fond, qui ne devraient pas y être
- Les éventuelles répétitions dans un même paragraphe ou une même page
- Toute autre remarque utile
- Le style très ampoulé et littéraire est volontaire (y compris l'expression "par beaucoup", "beaucoup davantage", "loger en", "en oeuvre", "toujours fut-il", "dessous lui", "dessus lui" , "dans l'horizon", "dans le premier temps" ; "comme" parfois utilisé en synonyme de "puisque" ou "alors que", "tel que" parfois utilisé en synonyme de "comme", "que" parfois en synonyme de "pourquoi", "ce" pour "ceci" ou "cela")
- Beaucoup de figures de style (Anacoluthes, transphrastique, zeugme, ellipses, inversions, etc.)
- Quant à l'emploi de "Aussi" en introduction, distingue bien les cas où il est conclusif, de ceux où il sert de synonyme à "Par ailleurs" ou "De plus".
- Les double "en" (ex : "sortir une dague en en cachant une autre) sont volontaires
- Sapiences, avec une majuscule, est dans mon univers un terme masculin
- Succube est féminin dans mon univers
- J'assume l'utilisation rare de "gésir" au conditionnel
- J'assume "Je puis, si je le voulais..."
- "Mandé par le roi" => Pour le passage en question, c'est le départ qui a été mandé par le roi, et non les parents eux-mêmes
- J'assume " tout son équipage put remonter sauf à bord "
- "Vous allez vous burlesque la langue" est un jeu de mot volontaire
- Le "Aussi, Albéric..." page 243 est additif, non conclusif.
- L'usage d'alternative, comme le choix entre deux options, semble correspondre à celui qu'en fait Zola : https://fr.wiktionary.org/wiki/alternative
- enième ne prend pas d'elision : https://fr.wiktionary.org/wiki/%C3%A9ni%C3%A8me
S'il y a plus de 15 erreurs, tu peux générer un .pdf pour le rapport
Ben oui ! Être écrivain, c’est pas que le weurldbildinne, inventer des personnages et relater des histoires. C’est aussi le style, l’amour des mots et de comment l’on peut jouer avec les limites et les codes de la langue française ! Victor Hugo se retourne dans sa tombe, alors faisons en sorte d’écrire si bien qu’il se retourne dans le sens inverse, histoire de le stabiliser ! (J’ai fait bac S, les enfants, je sais ce que je dis.)
Par exemple :
Comme lui, la créature s’était parée de bijoux servant uniquement à faire étalage de l’opulence dans laquelle elle se vautrait. Originaire d’une peuplade des îles Poka Poka – quoique typée lotussienne – et adoptée par le duc de l’Aiguedouce lors d’un voyage, sa peau satinée était d’ocre.
C’est une anacoluthe. Ce n’est pas la peau satinée qui est originaire de Poka Poka : le sujet est Clyméris, dans la phrase précédente.
Autour d’elle défilaient les grisâtres restes d’une cité disparue, dormant paisiblement sur un versant défraîchi, à l’ombre d’un plateau vieux comme l’Aube des Temps. Recouvert par un drap de constellations et d’étoiles, et bercé par le vent sifflant entre les colonnes des temples vides, seules Solderis la Grande Pâle et Caelderis la Mordorée gardaient encore ces ruines.
C’est une anacoluthe transphrastique hypocondriaaaque. C’est le versant qui est recouvert. Pas mal, non ? C’est français !
Ses yeux morts brûlaient d’un éclat fou, et exhalaient la rage ; cumulés à un long nez effilé qui surplombait une bouche grimaçante, le spectre pâle prenait des airs de rapace.
C’est une double hardiesse syntaxique et lexicale et vice et versaaa. Je reconnais que ce coup-ci, c’était un poil tiré par les cheveux. J’y réfléchirais à deux fois, avant de le refaire.
Je précise que ce sont là des cascades, réservées aux professionnels, et qu’il ne faut en aucun cas les reproduire chez soi sans être préalablement entraîné – au risque de se casser la gueule et avoir l’air bien con. C’est comme l’emploi de « gîrait » (« où tu iras, gîrait, fidèle comme une ombre, jusqu’à destinatiooon ! ») – c’est un mouvement (un « move » comme disent les djeuns) particulièrement dangereux, un hapax, presque ! Faut pas le faire sans être sûr !
Dans le même registre, il y a « malgré que », qui est beaucoup moins fautif qu’on le dit, mais je ne suis point assez assuré pour me risquer à une telle pirouette. Celle-ci, faut vraiment s’appeler Baudelaire pour la faire en public et s’en sortir indemne.
Passons ! Une fois qu’il avait l’air d’en avoir fait le tour, j’ai tenté de lui demander des petites tâches beaucoup plus spécifiques pour une vigilance accrue. Certaines fautes, comme « un mètre quatre-vingt » n’ont été remontées qu’après des dizaines de passages. Et il a eu du mal à me dire que les nombres dynastiques romains devaient être précédés d’une espace insécable fine.
Pif
Je vais te fournir un fichier. je souhaite un rapport .pdf exclusivement sur un mauvais usage du singulier/pluriel dans les tournures et les locutions. Ex : livre de compte(s), escaliers en colimaçon(s), hommes d'âge(s) mûr(s), à toute(s) jambe(s), boulets de canon(s), couleur d'yeux... bien sûr, tu as compris où je voulais en venir, alors ne te limite pas à ces exemples. Faire attention aux tournures avec "de", "à (à foison, à flot, etc.)", "tout en/de (matériau)", "sans" et "en" pour ne rien manquer.
À un moment, il est question de "hanaps en diamants", sous-entendu qu'ils sont sertis de pierres. Si la tournure est correcte quoique ambigüe, tu peux ignorer.
Il est question de "turbines à hélices". Si c'est correct dans le cas où les turbines ont plusieurs hélices, tu peux ignorer.
Si aucune faute n'est relevée, ou s'il y en a moins de 15, inutile de générer un doc.
Paf
Je vais te fournir un fichier. je souhaite un rapport .pdf exclusivement sur :
- Une ponctuation fautive (guillemets « » & cadratins en priorité, doubles espaces, apostrophes, espaces insécables, tabulations, incises, taquets, césures manuelles ou indues, alinéa manquant, etc.). Dans une moindre mesure, on peut tolérer "Certes" sans virgule juste après, ou "De fait" sans virgule juste après si la phrase est très courte.
- Des incohérences de graphie, y compris dans les titres de courtoisie ou dignitaires (usage du de/De, le/Le, d'/D'), les termes de l'univers, sortilèges ou l'emploi des majuscules & de tirets. Pense aux gentilés, toponymes, etc.
- Plus précisement, prend particulièrement garde à l'usage de la majuscule dans les articles, de sa cohérence et de sa pertinence.
- La capitalisation (ou absence de) soit aussi être correcte dans les guillemets, ou après des double-points (notamment les post-scriptum dans les lettres, les addendums, etc).
- Prend particulièrement attention au bon usage des noms à particules !
NOTE : chapitre XIV, il y a un échange épistolaire de 5 ou 6 répliques entre guillemets anglaises. Ce parti pris est volontaire.
Si aucune faute n'est relevée, ou s'il y en a très peu, inutile de générer un doc.
Pouf
Je vais te fournir un fichier. je souhaite un rapport .pdf exclusivement les mots, adjectifs & verbes mal genrés et mal accordés. RAPPEL : aria est féminin, succube est féminin.
Si aucune faute n'est relevée, ou s'il y en a très peu, inutile de générer un doc.
Enfin, après avoir repassé en boucle les quatre prompts précédents, j’utilisais ceci (en boucle également) :
Re-pif
Je vais te fournir un document. J'aimerai que tu recenses toutes les coquilles restantes : faute de frappe, mauvaise ponctuation, grammaire fautive, ou mauvais type d'espace (insécable, fine, etc.). Ainsi que les éventuelles incohérences de graphie en cas de capitalisation ou non. Par exemple, après plusieurs dizaines d'analyse GPT, aucune ne m'avait fait remarquer que j'écrivais parfois "l'an XX" ou "l'An XX", ni ne m'avait parlé de l'usage de 'l'espace insécable dans le cas des horaires ou des dates.
En outre, le style est archaïque, soutenu, avec beaucoup de figures de style, anacoluthes, transphrastiques, etc. Certaines personnages ont une "voix" ou font des jeux de mots. Alors ne te base pas que sur les usages contemporains, et fais très attention aux faux positifs.
Prend des sources françaises plutôt que québécoise. Par exemple, je n'ai pas trouvé de source française qui exige l'usage du trait d'union insécable, quel qu'il soit.
S'il y a plus de 15 erreurs relevés, génères un pdf. Sinon, donne-les directement.
De fait, je procédais par rapport en listes ou en tableaux. Je vérifiais individuellement chaque occurrence relevée, afin de m’assurer qu’elle soit justifiée ou non. Quand il s’agissait simplement d’un archaïsme ou d’une figure de style (cf. ce que j’ai dit plus haut), je tenais mes positions. Quand ma tournure était véritablement fautive, je cherchais un autre verbe ou un autre tour que ce que me suggérait GPT – histoire de garder mon indépendance cérébrale. Je répète que des rapports – .docx, .pdf, .xls ou listes directes – je m’en suis enquillé par centaines. C’est pas pour me jeter des fleurs, mais ça a été laborieux, je tenais à ce que vous le sachiez.
Vous l’aurez remarqué, la mise aux normes de ce qui est tout bonnement invisible (les espaces, normales, insécables ou fines) n’a pas été négligée. Je me suis également appliqué à harmoniser au mieux tout le jeu de majuscules/minuscules pour les termes spécifiques. Et encore, il n’est pas impossible qu’il reste une ou deux incohérences récalcitrantes.
Des particules nobiliaires :
Ce point méritait d’être clairement harmonisé selon l’usage français – enfin, presque. J’ai donc remplacé « De XXX » par « de Vegace, de Solumne, de Lydres ».
Plus précisément, l’usage français impose « de de » quand le nom ne contient qu’une seule syllabe « les mémoires de de Gaulle », ou s’élide : « les aventures de d’Artagnan ». Pour la famille de Sealand, nous devrions dire « les Sealand » plutôt que « les de Sealand ».
Mais nous sommes dans un univers fictif et inconnu du lecteur, où Solumne, Vegace, et Lydres correspondent à l’origine à des noms de fiefs. Alors, pour assurer une lecture claire, j’ai délibérément choisi de garder la particule dans tous les cas. Personnellement, si jamais je devais lire quelque chose sur l’histoire des ducs de Bordeaux, ça me fait bizarre de voir « les Bordeaux » plutôt que « les de Bordeaux ». Le duc de Bordeaux ressemble à son père, son père à son frère, et son frère à mon…
Conclusion ?
J’ai parfois eu l’impression de réapprendre entièrement la langue française, ou de basculer dans une réalité divergente (plutôt qu’« alternative » qui est un calque anglais) où tous les règles et usages connus sont altérés. Mais ça a été enrichissant. Pénible, mais enrichissant.
Adonc, l’on ne dit pas « Fi avec vos conneries », mais « Fi de vos conneries » – naïvement, je l’utilisais comme « suffit », dans l’idée « ça suffit avec… »
Contrairement à ce que j’ai pu fautivement penser, « quand bien même » ne signifie pas « même si ».
On ne dit pas « feue la reine » mais « feu la reine ». En revanche, on dit « la feue reine ».
On ne dit pas « il répugnait à… », mais « il lui répugnait de… » – pourtant, je suis presque certain qu’on dit bien « ça me répugne ». Mes constructions avec les verbes intimer ou enjoindre étaient également parfois fautives.
« Amener » et « apporter » ne sont pas tout à fait interchangeables. « Confronter » ne veut pas tout à fait dire « affronter ».
« Au final », « surtout que », « se veut être », « comme étant » ou « réaliser que » ne se disent normalement pas. L’usage, trop moderne, de « plébiscité par » est aussi déconseillé.
La plupart des emplois de « de par » et de « alternative » que l’on connait sont fautifs.
Si « les badauds et les mercenaires constituent une foule », on ne dit pas « la foule se constituait de badauds et de mercenaires ».
Bref, je ne vais pas vous faire tout l’inventaire de l’Académie Française !
Je ne parlerai pas de la graphie des nombres en français : tirets ou non, pluriels ou non à vingt, cent, mille, etc. C’est juste de la grosse sorcellerie qui n’obéit à aucune logique. Ça doit être un des rares points où la langue française peut envier certains de ses voisins. Scrogneugneu. Et pour les couleurs variables ou invariables, ce n’est guère mieux.
Du reste, je n’ai naturellement pas changé le scénario, le ton, ni le style. Je me suis vraiment borné à corriger ce qui était objectivement fautif ou confus, gardant le reste tel quel – malgré que (clin d’œil, clin d’œil), mon style ayant évolué depuis, je ne l’eusse plus écrit ainsi aujourd’hui. J’ai donc mis de côté certaines idées : Abigail qui frappe Hilmerion en premier, les lances de la garde d’Albéric remplacées par des talkie-walkies, les Ewoks en 3D dans les Bois de Zelenden, et Jar-Jar Binks sous le masque de L’Anathème.
Si, malgré tout, vous dénichez encore des égarements dans la version révisée d’Albéric ou le dragon au sommet : la faim de la Wyverne, envoyez-moi une photo de la page avec la faute entourée en rouge. Tyr Mérinos a promis de vous faire parvenir 1000 alyans par erreur trouvée. Reste à savoir s’il les aura…

Quid de l’édition revue de Les deux faces de la Wyverne ?
Chaque chose en son temps, hein. Quant à Les Mets Immortels, il faudra un jour que je vous parle des majuscules et des minuscules aux noms de créatures mythologiques selon l’usage français…



