Catégorie : Courrier des lecteurs

  • Mes sources d’inspiration

    Mes sources d’inspiration

    Ah que coucou !

    Lorsqu’on pratique le noble art de l’écriture, il y a deux questions qui reviennent régulièrement. La première est « Quand/comment avez-vous commencé à écrire ? » – à cela, j’ai déjà répondu dans cet article.

    Ensuite vient la question de l’inspiration – « ça mérite son propre article » ai-je jadis dit. Vieux motard que jamais, voici donc un bref échantillon absolument non exhaustif des œuvres qui ont pu façonner ma plume.

     

    LES JEUX VIDÉO

    D’aussi loin que je me souvienne, j’ai une appétence pour la fantasy – et s’il est une œuvre primordiale que je ne peux pas taire, c’est bien le jeu vidéo The Legend of Zelda : Ocarina of Time que j’ai découvert sur Nintendo 64 quand j’étais enfant. C’est peut-être là que tout a commencé, tiens…

    L’une des plus grandes œuvres d’art de tous les temps !

    Je pourrais bien sûr enchaîner en parlant du sublime et mélancolique The Legend of Zelda : Wind Waker, ou du souffle épique de Twilight Princess, mais me cantonner à la saga Zelda serait trop facile ! Ainsi, deux autres titres surgissent de mes souvenirs : Tales of Symphonia sur Gamecube, sans doute mon premier vrai RPG en dehors de Pokémon, et Castlevania : Dawn of Sorrow – mon premier Castlevania. Pourquoi ces deux-là en particulier ? Eh bien, ces jeux fourmillent de magie, d’armes enchantées et variées, d’invocations, de références mythologiques en pagaille, et surtout, d’un bestiaire incroyable ! En outre, ceux qui ont joué aux Castlevania de la DS (ou à Symphony of the Night) savent que cette saga offre des environnements mêlant la beauté au macabre. Une teinte que j’ai tâché d’appliquer à Cosmos Stultus.

    Dans l’illustre la lignée des jeux pleins de magiciens, des Wyvernes, d’épées légendaires, des sorciers maudits et autres chevaliers-pégases, notons Fire Emblem sur GBA – officieusement appelé « Fire Emblem 7 ».

    Il y a un titre majeur à mentionner, sans lequel Albéric n’aurait sûrement pas existé. Chrono Trigger. Eh oui : un ministre, avec de longs cheveux bruns, toujours à éclater d’un rire maléfique, à ourdir des plans pour renverser la reine, et doté d’un égo surdimensionné – le personnage qui m’a inspiré pour la création d’Albéric, c’est Dalton ! Quant aux îles flottantes du Royaume de Zhyle, avec celles de Baten Kaitos sur Gamecube, elles me donneront envie d’imaginer Akimelias.

    Aucun lien, Dalton est fils unique.

     

    Spoiler sur ma nouvelle « Pandémonium »

    L’idée m’est venue en jouant à la version HD de Dragon Quest II. Dans le jeu, les démons envahissent le monde des humains. Et j’ai réfléchi à ce qu’il se passerait si, une fois le boss de fin vaincu, le passage dimensionnel restait ouvert et que les humains se mettaient à envahir les démons en retour.

     

    LE CINÉMA

    La trilogie cinématographique du Seigneur des Anneaux, dès que j’ai été en âge de la regarder et de l’apprécier, ça a été une claque. Je n’ai pas besoin d’en dire plus, puisqu’il s’agit des meilleurs films de tout le temps. Sans contredit, la fantasy contemporaine doit énormément à l’adaptation de Peter Jackson.

    Je peux évoquer rapidement Conan le Barbare, aussi visionné avant que je ne débute l’écriture, mais je ne pense pas qu’il m’ait tant influencé à ce moment-là. S’il m’est arrivé de reprendre certains clichés du barbare (« Ventrebleu ! Il a dit « cliché », le félon ! ») c’est plutôt dû au Donjon de Naheulbeuk, qui lui-même parodiait Conan, entre autres.

    En revanche, les années 2010 ont connu un essor de la dark fantasy avec la série Game of Thrones ; je n’avais alors jamais vu ou lu d’œuvres comparables, et cela a probablement causé (en partie) la transformation des premiers jets d’Albéric en quelque chose de plus sérieux, voire, pour utiliser un gros mot galvaudé, « réaliste », disons ?

    Évidemment, au cours de la bonne dizaine d’années que comportaient l’écriture, la réécriture et la relecture de mes romans, j’ai vu nombre de films. Les premiers titres qui émergent, parmi ceux qui ont pu avoir une incidence sur ma sensibilité artistique, sont Excalibur de John Boorman (un must), Vampire Hunter D, et sa suite Vampire Hunter D Bloodlust. Nous en revenons donc au merveilleux, à la fois sensuel et sombre, mélangeant avec maestria paysages grandioses et incarnations sinistres !

    Yggdrasil, une nouvelle des Mets Immortels, a pu être vaguement influencée par un film que j’aime et que je recommande à tout auteur : La Dernière Licorne, par Rankin & Bass.

    I’m aliiive ! I’M ALIIIVE !

     

    LES DESSINS ANIMÉS

    Ulysse 31 aura vraisemblablement conditionné un certain goût pour les Hommes perdus face à l’immensité, se confrontant à des forces qui les dépassent, ainsi que pour une esthétique très particulière. Sur des feuilles volantes où je couchai des embryons d’idées, j’ai gribouillé une ou l’autre fois « … comme dans Ulysse 31 » à côté d’iceux. C’est un dessin animé qui m’a marqué dans mon enfance (notamment avec l’épisode de Sisyphe !) et qui m’émerveille autant à ce jour. Son influence dans Les Mets Immortels n’est pas anodine. Remarquez au passage que le générique du début enseigne comment aimer votre dulcinée : « avec son coeuuur… avec ses mains ! »

    Les fameuses Glaces Galactiques…

    Entre deux chapitres de manigances, de pillage de tombe ou de batailles sanglantes, Albéric contient son lot de moments de bravoure, ainsi que des affrontements homériques qui ont un aspect « shonenesque » assumé. De fait, je ne vais pas celer l’impact d’Hokuto no Ken ou de Saint Seiya. Est-ce que Llyr manie en fait le Hokuto Shinken ? Est-ce qu’Aëryne a bâti son sanctuaire en lorgnant sur celui d’Athéna ? Allez savoir !

     

    LES LIVRES

    Ouais, parce que non seulement j’écris, mais des fois, je lis ! Ça vous la coupe, hein ?

    L’un des livres incontournables de mon adolescence a été le recueil Terre Mourante, de Jack Vance. Les descriptions fantasmagoriques, et les sortilèges aux noms ouvertement emphatiques, je les tire de là ! Je me dois en sus de mentionner la Couette de l’Oubli, des romans du Donjon de Naheulbeuk, par John Lang. Forcément, comme chaque geek trentenaire, Naheulbeuk fait partie de ma culture, et les toutes premières versions d’Albéric versaient clairement dans un humour léger et absurde – en fait, le premier texte que j’ai rédigé (un .docx écrit en 2010 ou 2011, inédit, traînant dans les tréfonds de mes disques durs) était de cette teneur.

    Quid du Disque-Monde, me demanderez-vous ? En vérité, j’avais déjà terminé les premiers chapitres d’Albéric, lorsque j’ai découvert l’inénarrable Terry Pratchett. Toutefois, pour l’anecdote, il m’aura influencé préalablement, d’une autre façon. Je suivais, à l’époque, sur un forum, une fan-fiction que j’estimai rudement bien écrite – dont la plume de l’auteur devait beaucoup à celle de Pratchett.

    Au lycée, la lecture de Ruy Blas, par Victor Hugo (plus connu sous le nom de Totor), a pu susciter la création du sénéchal d’Albéric. Certes, on apprend au début de la pièce que le cruel Don Salluste (personnage albéricien s’il en est) a eu un mentor en fourberie, Gudiel. Alors, je me suis demandé si Albéric n’avait pas, lui aussi, un mentor ou un précepteur. En creusant la question, j’ai fini par créer Mavregarm de Vegace.

    Pour ce qui est de l’utilisation généreuse de l’imparfait du subjonctif et de la belle tournure de phrase à l’ancienne, la faute en incombe au Capitaine Fracasse, de Théophile Gautier. (« Quoi ? Ils ont adapté le film avec Jean Marais en bouquin ? ») D’ailleurs, je l’ai déjà conseillé dans un article précédent, comme un livre de référence pour se figurer toute la richesse de la langue française. Mais personne ne vous jugera si vous lisez les descriptions du mobilier ou des robes en diagonale, hein !

    La Légende du Roi Arthur par Jacques Boulenger emploie des formulations et une imagerie médiévale. Je me suis permis d’en faire autant, lorsqu’il fallait conférer une patine chevaleresque à telle scène. Et puis d’une manière générale, qu’y a-t-il de plus palpitant que des histoires de chevaliers, de quêtes ou d’aventures ?

    Quant aux opérations alchimiques d’Albéric, et à tout le symbolisme autour, je me suis basé sur Alchimie, le grand secret d’Andrea Aromatico, et sur ses nombreuses illustrations, pour y insuffler de la consistance et de la crédibilité. J’irai plus loin en subodorant que la conception d’un univers et son écriture sont semblables à la recherche de la Pierre Philosophale, ce pourquoi Les Mets Immortels foisonne de figures et analogies alchimiques.

    Rassurez-vous, je n’allais pas oublier Tolkien. Mais je ne me suis penché sur sa littérature que plus tard, après avoir vu les films, et je ne pense pas que ses romans en eux-mêmes aient pu avoir un effet substantiel sur mon style. Par contre, je tiens à dire que Le Silmarillion, dans son édition reliée de 2021, est un ouvrage magnifique.

    Je citerai également Umberto Eco. La relation entre Mâche-laurier et son Maître vous évoquera peut-être celle entre Adso et Sean Connery Guillaume de Baskerville dans Le Nom de la Rose – plus précisement, l’admiration du barde pour son protecteur est un mélange entre celle d’Adso pour Guillaume, et celle de Serge pour Gil dans le jeu vidéo Radical Dreamers (oui, on en revient à la saga Chrono Trigger). Le Pendule de Foucault m’aura fait découvrir la gnose Valentinienne, et mes recherches (Google – ou, comme on dit en Alsace-Moselle, « Koukeul ») ont eues leur incidences sur la manière dont la création de l’univers par Pénélon est décrite, dans Le Bâtisseur de Mondes.

    Concernant Lovecraft, je n’ai commencé à le lire qu’après avoir achevé Albéric – mais cet auteur est tellement ancré dans la culture qu’il m’aura naturellement influencé d’une manière indirecte ; et pour cause ! Mon univers grouille d’abominations et d’horreurs cosmiques de tout poil !

    Oh et, concernant Pandémonium, ultime nouvelle des Mets Immortels, il se peut qu’on y décèle l’ombre discrète de San Antonio.

     

    VARIAS

    Du reste, j’ai toujours été féru de mythologie en tout genre, alors je pourrais ajouter les mythes grecs, sumériens ou égyptiens, l’Edda de Snorri, l’Enfer de Dante, la démonologie, la Kabbale, ou l’imaginaire médiéval chrétien… et même le tarot ! Ceci, en plus de la musique et des voyages. Les voyages, qu’ils soient psychédéliques ou en des contrées étrangères, peuvent être source d’inspiration et de dépaysement. N’oublions pas, pour finir, que je suis un immense admirateur de Leiji Matsumoto. La bravoure et la mélancolie qui baignent ses récits ont, je le suppose, leurs répercussions sur ma façon de concevoir une fable.

    Je conclurai en disant que l’inspiration peut trouver ses déclencheurs partout : une superbe image trouvée sur le net, un tableau, une ancienne gravure…

    Pourquoi diable est-ce que je ne découvre le travail de Caspar David Friedrich que maintenant ? Il résonne tellement avec ma vision des Mets Immortels

    C’est tout pour aujourd’hui ; on se revoit en convention !

    AdS


  • Courrier des lecteurs #3 – Conseils d’écriture ?

    Courrier des lecteurs #3 – Conseils d’écriture ?

    Plop ! Commençons sans tarder notre troisième session de réponses à vos questions. Je rappelle que vous pouvez me contacter sur n’importe quel réseau social, ou même sur ma boîte email si vous le souhaitez ! Et je rappelle également qu’il y a du nouveau dans mes livres. Du reste, vous pouvez retrouver les précédentes sessions ici et .

    “As-tu fait une école particulière, ou suivi des cours, pour l’écriture ?”

    Une licence poétique et un MASTER of obvious.

    Non, et honnêtement je pense que c’est une grosse arnaque. Je ne voudrais pas me comparer à des légendes, mais est-ce que vous imaginez Tolkien ou Dumas prendre des cours pour faire un roman, vous ? Un peu plus proche de nous, il y a Alain Damasio ou Jean-Philippe Jaworski, par exemple – et sans connaître les auteurs, je mettrais ma main à couper au feu (si, si !) qu’ils n’ont pas suivi de cours spéciaux non plus. Du point de vue d’un profane, assister à ce genre de classe risque juste de vous enfermer dans un carcan ; alors cela présente peut-être un intérêt pour les scénaristes, j’admets ne pas le savoir, mais gagez bien qu’écrire un roman et qu’écrire pour le cinéma sont deux choses différentes.

    “As-tu des conseils, pour l’écriture ?”

    Ah, voilà une vaste (et vague) question ! Certes, j’ai l’impression que maints romanciers en devenir demandent souvent des conseils, parfois même avant de débuter. Si vous cherchez à briller sur les réseaux sociaux et à faire un livre « qui se vend », vous avez frappé à la mauvaise porte. Je ne pourrais pas non plus vous enseigner comment écrire au même rythme que Stephen King ; je ne vais pas me mettre à vous recommander la cocaïne, tout de même !

    Que les choses soient claires : l’écriture demande du temps, et si vous partez du postulat que c’est une tâche à optimiser en mode speedrun ou travail de bureau, que vous sollicitez des techniques de professionnels pour minimiser les écueils et arriver le plus vite possible à la case publication, vous allez me faire le plaisir de foutre le camp devoir remettre les choses en perspective. « There is no easy way out », comme disait Sa Majesté Rocky le Quatrième. Vous, vous n’êtes pas Rocky : vous n’aurez pas droit au montage musical.

    Revenons à nos moutons. Si vous désirez écrire, c’est probablement que vous avez déjà au moins une petite idée en tête, ne serait-ce qu’un cadre voire un personnage. Commencez par là, pour essayer, même sans filet, et vous verrez bien ou ça vous mènera ! Comme dit le proverbe, « c’est en sciant que Léonard de Vinci ». Lorsque j’ai débuté la rédaction d’Albéric, au début des années 2010, je suis parti avec la simple volonté de faire vivre des aventures à son protagoniste crapuleux. Cosmos Stultus et le royaume de Solestis, en ce temps-là, étaient encore à l’état de prototypes, et se sont développés au fil de l’écriture et des réécritures.

    En outre, vous pouvez noter toutes vos petites idées sur une feuille volante ou un document Word, par exemple, puis tenter de les classer et de les arranger pour dessiner une première trame – où vous pourrez faire progresser vos personnages. D’aucuns suggèrent de faire de fiches de personnages ; personnellement, je n’en ai jamais eu besoin. Pour une frise chronologique, un fichier Excel avec des cases colorées peut suffire. Une petite astuce, au passage : soyez attentifs à la musicalité du texte.

    Aparté : le terme très à la mode ces dernières années est « world building ». C’est tout un sujet, que je n’aborderai pas aujourd’hui. Toutefois, sans nier qu’il s’agisse d’un élément important en fantasy, je vais pasticher une citation de Henri-Georges Clouzot et dire : « Pour faire un livre, premièrement une bonne histoire, deuxièmement une bonne histoire, troisièmement une bonne histoire ». Avoir un socle stable, c’est une très bonne chose, mais personne ne vous dira « ce que j’ai préféré, quand j’ai visité la Statue de la Liberté, c’est son socle ! »

    Retenez aussi que je ne me présente pas comme une figure d’autorité en la matière, que les écrivains ne sont que des humains avant tout, et qu’étant tous différents ils ont chacun leur manière de procéder ; pas de recette universelle, donc. Mais je vais m’arrêter là, avant de me non-déboîter l’épaule à force d’enfoncer des portes ouvertes.

    Ah, si, une dernière chose, très importante : « si tu veux déplacer une montagne, commence aujourd’hui. »

    N’oubliez jamais la première qualité d’un artiste : LA DÉTERMINATION. Viennent ensuite la sincérité et la rigueur.

    Post-scriptum : oubliez tous vos fantasmes et vos illusions sur les éditeurs, les libraires ou les médiathèques. Vous risqueriez d’être déçu.

    “Suis-je fait pour écrire ?”

    Celle-ci, je la tire de mon futal. Non, mais attendez, partez pas, c’était une image. En vérité, je voulais faire une sorte de post-scriptum à la précédente question. Et cette fois, c’est à mon tour, de vous questionner – eh ouais, interro surprise ! On fait plus les marioles, hein ?

    Alors :

    • Est-ce que vous pensez que succès et talent (ou qualité d’écriture) sont liés ?
    • À plus forte raison, est-ce que vous pensez que le talent et l’accession à l’édition sont corrélés ?
    • Êtes-vous impressionné par le nombre de suiveurs d’un auteur X ou Y sur les réseaux ?
    • Si vous n’avez pas de bêta-lecteur, vous découragerez-vous ?
    • Si vos proches ne croient pas en vous ou ne comprennent pas votre projet, vous découragerez-vous ?
    • Si vous n’avez aucune interaction sur les réseaux, ou aucun avis sur les sites spécialisés, vous découragerez-vous ?
    • Si lors d’un salon, vous ne faites aucune vente, vous découragerez-vous ?
    • Avez-vous peur du ridicule ?

    Si vous avez répondu « oui » à la moindre de ces questions, vous redoublez, désolé. Bon, d’accord, le titre que j’ai donné à cette section était un peu stupide, mais je voulais simplement insister sur le fait qu’il ne faut pas se laisser impressionner par les palmarès, et persister dans son art contre vents et marais. Vous savez, personne ne croira en vos rêves à votre place. Et si vous n’y croyez pas vous-mêmes, faites semblant d’y croire jusqu’au jour où vous finirez par y croire vraiment.

    En revanche, si vous utilisez l’écriture inclusive, que le mot « banger » (beurk) fait partie de votre vocabulaire, ou que vous employez au premier degré des termes comme « red flag » ou « trigger warning », il serait peut-être préférable que vous vous tourniez vers une activité moins cérébrale.

    “Comment enrichir mon vocabulaire ?”

    Pour être le plus concis possible, je dirais que le mieux c’est l’éclectisme, tout en gardant ses yeux et ses oreilles ouverts. Intéressez-vous à des livres, films, animés ou jeux vidéo d’époques, de style et de tons variés, et vous découvrirez sans doute des mots, tournures ou expressions colorées qui vous serviront. Par-dessus tout, n’hésitez pas à utiliser les dictionnaires de synonymes : ici et .

    Enfin, je peux vous recommander la lecture d’une ou deux nouvelles de San Antonio, ainsi que du Capitaine Fracasse de Théophile Gautier. Avec ces deux extrêmes, vous aurez une bonne idée de toute la richesse que peut offrir la langue française !

    “Des conseils, pour nommer ses personnages ?”

    Ah ouais, ça, aussi, ça peut vite devenir pénible – trouver un nom, quoi. Nous avons par exemple la technique ancestrale du : « je traduis un terme correspondant à un trait de caractère du personnage dans Google Trad vers une langue exotique, et je vois ce que ça donne ». Et encore, il n’est même pas obligatoire que le mot colle au personnage en question ! J’appelle ça « la technique de Toriyama » : la grande majorité de ses personnages ayant des noms de bouffe ou de sous-vêtements.

    Ensuite, il y a les noms légendaires ou mythologiques, plus ou moins célèbres, qui peuvent bien passer… Tolkien a par exemple repris les noms des Nains de l’Edda pour nommer les siens.

    Attendez, vous savez quoi ? Plutôt que de faire une simple énumération, je vais citer des exemples maison. Au pire, si ça ne vous plaît pas, vous saurez qu’il faut pas le faire chez vous :

    Albéric : Alberich est le fameux Nibelung malveillant de la Chanson des Nibelungen.

    Mavregarm : « Mavros » pour « noir » en grec. « Garm » est un loup de la mythologie nordique.

    Clyméris : La combinaison de Clytemnestre et d’Éris. Prompte à semer la discorde.

    Hilmerion : La combinaison de « Hilasmus » et de « Therion » – si ma mémoire ne me fait pas défaut. À l’époque où j’avais fait des recherches, j’avais lu que c’étaient deux étoiles de la constellation du loup, mais comme je n’ai jamais retrouvé ces informations, elles étaient sans doute erronées. Quoi qu’il en soit, le résultat me convient. Chercher un nom dans les étoiles peut être une solution.

    Bellamy : Bel ami. Un nom qui sied au côté séducteur du duc.

    Aguarès : Le nom d’un démon. Afin de mettre en exergue l’aspect peu sympathique de sa lignée.

    Velladonne : Dérivé de belladone, une plante empoisonnée. Méfiez-vous de la jolie maman d’Albéric.

    Stryknin : Pour « strychnine ». Un Solren a l’aspect démoniaque. D’une manière plus générale, je me suis plusieurs fois inspiré de plantes ou de poisons pour nommer mes personnages.

    Vénéfice : On peut aussi employer un peu ancien ou inusité. Vénéfice étant le contraire de « bénéfice » (donc, on est plus au moins dans la malédiction), ça colle plutôt bien au vieux médecin un peu glauque de la famille des Mörker. Exemple plus parlant, il y a Malemort. Et dans Les Mets Immortels, vous rencontrerez Lendore et Mâche-laurier !

    Théodomir : Nom d’un ancien chef Franc. Je l’ai utilisé pour le roi de Solestis.

    Palone : Päron veut dire « poire » en suédois. Non pas que Palone soit une poire – mais à l’époque où je lui cherchais un nom, j’ai dû trouver ça amusant et mignon.

    Paryna : Sœur de Palone. Päärynä veut dire « poire » en finnois.

    Caeleyos : Un monarque, certes assez secondaire. Dans mon univers, « Caeleil » est le nom du soleil. Il est donc envisageable de donner à vos personnages des noms en rapport direct avec votre diégèse. C’est tout de même plus joli de dire diégèse que lore, non ?

    Célal, Céladès et Célazar : Personnages tertiaires, cousins d’Albéric. Fils de Céladon, et petits-enfants de Célazar l’Ancien. Le point que j’aimerai mettre en lumière ici est l’astuce d’appuyer leur filiation par une syllabe commune. Voilà voilà.

    Ah, vous pouvez aussi faire reposer certains noms sur des jeux de mots. Pour le Seigneur-Liche Zagûl de Zhurç, ça coule de source.

    Pour conclure, je vais maintenant vous fournir une ressource absolument indispensable pour trouver des noms : hop !

    Voilà qui termine la session du jour. Je vous quitte avec cette petite vidéo rigolote.

    À la prochaine fois,

    AdS


  • Courrier des lecteurs #2

    Courrier des lecteurs #2

    Et voilà, deuxième salve de réponses aux lecteurs ! Je rappelle que vous pouvez me contacter sur n’importe quel réseau social, ou même sur ma boîte email si vous le souhaitez !

    “Avez-vous des ouvrages que vous recommanderiez pour établir l’intrigue ? Je m’explique : je dispose de nombreuses idées d’événements, que je souhaiterais mettre en ordre. En gros, il s’agit maintenant d’établir l’intrigue. Si je cherche sur Internet « how to plot/outline your novel », je trouve de nombreuses références sur l’écriture en anglais, mais je trouve moins de recommandations en français. Je cherche un ouvrage de référence sur ce sujet, complet, sur la rédaction d’une histoire. Idéalement, quelque chose qui me guiderait dans l’établissement de l’intrigue, sous forme de tableau à compléter peut-être ? Auriez-vous par hasard des recommandations à me suggérer ?”

    Personnellement, je n’ai pas eu recours à des guides ou quoi que ce soit. Je peux te suggérer de commencer l’écriture, voir comment les idées te viennent, et tu finiras peut-être par avoir une meilleure idée de comment ordonner les idées restantes !

    “Y’a-t-il un tome 3 de prévu ?”

    Nenni ! Les deux tomes forment une saga complète, et aucune suite n’est envisagée !

    “Comment as-tu créé ton univers, d’où sont venues tes idées ? Quelles sont tes inspirations ?”

    Vaste question ! Cela mériterait un article à part entière, je pense. Encore qu’il ne saurait être exhaustif : pour une œuvre d’envergure (je parle surtout de densité et de volume ici, et point nécessairement de qualité) il est toujours délicat de recenser la totalité de ses sources d’inspirations, tant elles ont pu varier (ou simplement, être inconscientes) sur la décennie que m’aura pris l’écriture.

    “Est-ce que tu as testé plusieurs sites / plateformes pour partager et diffuser tes écrits ? Qu’est-ce qui fonctionne et qu’est-ce qui ne fonctionne pas ? Des bonnes expériences ou des mauvaises avec des plateformes d’écriture ?”

    Je vais être honnête : les réseaux sociaux, c’est vraiment pas mon truc. Bon, ça, vous le savez, depuis le temps. Je ne suis pas commercial dans l’âme, ou simplement pas de la bonne génération. Je ne saurais donc évaluer l’impact réel de chaque plateforme sur la diffusion de mon roman – l’essentiel de mes ventes a lieu dans les conventions à thématiques geek, lors de mes dédicaces.

    En cas de vente en ligne, ça se produit quasi-systématiquement via Amazon : je suppose que les gens en général préfèrent se fier à un site qu’ils connaissent qu’à Lulu. D’ailleurs, si Lulu offre une impression de meilleure qualité, je ne la recommande pas forcément aux auteurs eux-mêmes : ils n’offrent pas, ou très peu, de réduction sur les exemplaires destinés aux auteurs, donc ce n’est pas une solution rentable pour vous constituer un stock.

    Dans un autre registre, je déconseille très fortement les serveurs Discord dédiés à l’écriture : ils m’ont laissé l’impression que les écrivains en herbe avaient l’esprit étriqué ou formaté. Enfin, dès lors qu’on emploie des termes comme « trigger warning » (sic) ou l’écriture inclusive, il y a de quoi brandir un crucifix se méfier. En d’autres termes – permettez que je mette mes lunettes de soleil, que je grimpe sur mon skateboard et que je me visse une casquette à l’envers sur mon crâne – c’est un « red flag ». Par les Dieux, je me sens sale.

    “Anecdotes avec les fans ?”

    Loin de moi la prétention d’avoir des fans – j’ai des lecteurs, tout simplement. Niveau anecdotes en dédicaces, je n’ai rien de démentiel, mais simplement du cocasse la plupart du temps (cette fois, je ne mentionnerai pas les gens simplement malpolis) :

    • Le mec qui arrive un quart d’heure avant la fermeture, et qui dit « je repasserai plus tard ».
    • La passante qui, après avoir écouté la présentation de mon roman, me dit « je vais me renseigner ». Te renseigner où, gourdasse ? Je suis là, devant toi, c’est moi l’auteur.
    • Le mec cosplayé en Guts de Berserk qui me dit qu’il n’aime pas la dark fantasy.
    • La nana cosplayée en Zelda qui me dit qu’elle n’aime pas la fantasy.
    • La damoiselle qui m’a demandé si Albéric était inspiré d’Overlord. Et Philippe Etchebest, il s’inspire de MacDo, peut-être ? > :c En revanche, si vous ressemblez à Albedo, sachez que je suis libre samedi soir.
    • Une fois j’ai eu PADG, le comédien de doublage, qui est passé dans les allées et qui m’a serré la main ! 😀
    • Celle-ci s’est passée lors d’une dédicace en librairie. Une dame âgée passe, évoque le fait que les jeunes de nos jours lisent sur leur tablette, maintenant, continuant :

    « Mais je déteste…

    — Oh, je préfère aussi les livres en papier, réponds-je.

    — Je déteste…

    — Après, chacun ses goûts, il y a des avantages. (ou un truc du genre, j’ai oublié.)

    — Ce genre d’histoire (en parlant de mon livre). »

    Alors certes, chacun ses goûts, mais il faut avouer que c’est quelque peu indélicat de dire à un type qui a passé un certain temps à rédiger une histoire : « je déteste ce que vous faites ! ».

    • Ah, une ou deux fois, j’ai dû taper la discute in english avec un Écossais (ou un Britannique, peut-être ?) qui n’a certes pas acheté mes romans mais qui a dit que j’aurai sûrement du succès un jour. C’est déjà ça !
    “Les difficultés du quotidien ?”

    En mettant de côté les doutes ou la page blanche, les difficultés les plus évidentes pour un écrivain, je dirais : la frustration. On aura parfois l’impression de s’échiner et de remuer ciel et terre pour ne récolter que le silence et l’indifférence. Il se pourra que vous ne trouviez aucun bêta-lecteur pendant des mois, voire des années, ou que vous ne vendiez aucun livre pendant une séance de dédicace. Certains de vos proches ne croiront, ou ne comprendront, peut-être pas tout de suite votre projet. Les éditeurs, les médiathèques, les libraires ou les organisateurs de salons vous enverront parfois chier (il n’y a pas de terme plus élégant, désolé). Vous vous emmerderez à animer vos réseaux sociaux pour n’avoir aucun retour. Vous resterez assis sur un banc en convention pendant des heures sans attirer personne, et à contrario, vous aurez beau vendre une centaine d’exemplaires que les gens ne prendront pas la peine de revenir vers vous pour vous dire qu’ils ont aimé votre histoire – bref ! Il y aura des moments comme ça. Mais bon, c’est la vie, faut pas se décourager pour si peu. Continuez d’enflammer votre Cosmos (Stultus) jusqu’à son paroxysme !

    En revanche, pour s’enregistrer en tant qu’artiste-auteur à l’URSSAF, là c’est le parcours du combattant ! Vous ne trouverez aucune aide concrète sur Internet, et ne vous attendez pas non plus au moindre éclaircissement de la part des intéressés. Alors à ceux qui sont prêts à affronter l’entité la plus maléfique qui soit – l’administration française – je ne peux que vous souhaiter bon courage !

    “Les raisons qui amènent à se lancer dans ce métier ?”

    La coke, le fric, et les filles faciles. Plus sérieusement, ainsi que je l’ai déjà dit en interview, j’ai commencé à l’époque par écrire pour des forums RP. Hélas, faute d’activité, mes forums n’ont pas perduré longtemps. Je voulais toutefois continuer de faire vivre mes personnages, en particulier Albéric, et c’est dans cette optique que je me suis lancé dans l’écriture pour moi-même – puis au moins j’avais plus mes co-admins dans les pattes pour contester chacune de mes décisions !

    Quant aux raisons qui amènent à persister dans cette voie, ma foi… je ne saurai dire, je suppose que les raisons diverses et variées se sont succédé, au fil des années. L’espoir fou de percer un jour, la quête de sens, le besoin de remplir ses journées avec quelque chose de concret, le serment fait avec soi-même de prouver à l’univers qu’on peut déplacer une montagne, envers et contre tout… 

    C’est tout pour aujourd’hui ! Je ne sais pas encore sur quoi portera la prochaine session, mais il pourrait être intéressant de revenir sur la genèse du projet, sur mes inspirations, les œuvres qui m’ont marquées, etc. Ou bien simplement sur la carte, qui rencontre un certain succès en convention !

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  • Courrier des (futurs) lecteurs

    Courrier des (futurs) lecteurs

    Lors de mon précédent article, je parlais de l’éventualité de publications régulières sur les éventuelles questions des lecteurs. Qu’il ne soit pas dit que j’ai abandonné cette résolution dès le 2 janvier, ainsi qu’on pouvait le redouter – mais qu’on se souvienne, au contraire, qu’icelle aura perduré au moins la première semaine de l’année. Trêve de salamalecs, ouvrons le bal (et non le trou de- ah non, je vais pas la faire en public, celle-là) avec un florilège de messages qui m’ont été adressées sur les réseaux.

    En vérité, j’ai également sondé l’Internet en proposant aux gens de me dire ce qu’ils aimaient, ou recherchaient en littérature, afin de leur prouver que ce qu’ils recherchaient, en fait, c’est Albéric. Cette première salve porte donc sur cette thématique.

    “Artistiquement, en littérature, ce qui importe le plus, c’est la manière d’écrire bien plus que l’histoire racontée. Le style unique de narration, de description et d’action dans une œuvre est ce qui maintient au maximum l’attention du lecteur, le fait accrocher, puis aimer une lecture !”

    Dans ce cas, tu trouveras ton bonheur chez moi ! J’aime les mots rares et anciens, les allitérations, les tournures colorées, les traits d’esprit, les paysages oniriques, etc. ! Et selon l’avis de mes lecteurs, je gère toutes les catégories précitées !

    “J’aime les histoires romantiques dans les années 60”

    J’écris de la fantasy crépusculaire dans un univers médiéval/Renaissance fantasmé, donc pour les années 60, ça ne sera pas trop ça.
    Quant à la romance, même si l’amour est présent, et sera moteur d’éléments-clefs, il n’occupe que très peu de pages au total. Quand il en sera question, l’amour sera vicié, tragique, contrarié, ou impossible… et jamais mièvre, promis ! À aucun moment, des personnages ne se disent « Je t’aime », mais je sais pourtant raconter leur amour !

    “C’est vraiment un style très très niche, mais j’aime bien les tranches de vie où il n’y a pas vraiment de péripéties ou du moins, ils ne sont pas vraiment marqués (comme certains Ghibli) et où on suit juste la petite routine banale des personnages. Le fait que les personnages font des choses de la vie de tous les jours, ça me détend beaucoup.”

    J’ai ça aussi, pour diluer les gros moments d’action ! Il y a par exemple un passage où Albéric et ses vassaux discutent tranquillement de leurs plans de conquêtes, entourés de courtisanes pas farouches.
    Ou un autre, beaucoup plus tardif, de repas familial… mais je vous laisse imaginer ce que ça donne dans celle d’Albéric – j’ai même nommé le chapitre « À couteaux tirés ».
    En bref, je ne néglige pas ces moments où les personnages vaquent à leurs occupations ou leurs obligations.

    “Perso… je recherche l’évasion… que ce soit dans la fantasy ou la science fiction… avec des problématiques spécifiques à ces univers de part leur singularité. Je trouve ça dommage si dans ces univers la majorité d’une histoire pourrait être transposée dans notre univers sans modifier la narration…”

    Si tu cherches l’évasion, tu trouveras ton bonheur ! J’ai fais le maximum pour créer un ailleurs, que ce soit dans le niveau de langage soutenu, la mise en place d’un univers, ou dans les paysages lyriques et oniriques. Je tire également mon inspiration de diverses mythologies : on aurait du mal à transposer Succubes, dragons, Valkyries et horreurs lovecraftiennes dans notre monde ! Bref, « Albéric, ou le dragon au sommet » c’est du dépaysement et de la grande fantasy à l’ancienne !

    “Ce que je cherche dans une œuvre, c’est quatre choses, de l’épique, de la politique (car le manichéisme c’est redondant à force^^), le sens du sacrifice et de la sf (surtout space opéra, space fantasy et du post-apo^^)”

    – De l’épique, tu en auras en veux-tu en voilà, avec de longs voyages, des monstres mythiques, des batailles dantesques, des donjons et tout ce qui va bien ! J’aime à dire que c’est « une grande aventure à l’ancienne », sur près de 900 pages !
    – Pour la politique, ce que j’écris n’est certes pas dans la même veine que GoT à ce niveau, mais il demeure quand même un fond de magouilles entre nobles. C’est un point qui n’a pas été négligé, et la petitesse comme les velléités des familles aristocratiques contribuent à dépeindre un monde qui sombre dans le chaos.
    – J’ajoute que l’œuvre n’est pas manichéenne : tu t’en seras douté, mais on est surtout entre salopards. Je ne veux pas tout dévoiler, mais forcément, ceux qui le suivent le font pour des raisons qui ne sont pas vraiment nobles, et ceux qui s’opposent à lui sont rarement des saints pour autant – loin de là. Je peux détailler, au besoin !
    – Le sens du sacrifice : oui, tu auras des personnages prêts à se battre jusqu’à la mort pour leur cause, même si ça arrive très rarement (ça rend la scène d’autant plus marquante, j’imagine).
    – Quant à la SF : ah, certes, ce n’est guère le sujet ! Bon, tu as des pointes de steampunk avec des aéronefs de guerre et une cité volante, mais on est surtout sur une ambiance médiévale/Renaissance fantasmée ! En revanche, je peux te dire que ça devient apocalyptique, sur la fin !

    “… oppai is truth?”

    “Est-ce que le livre se concentre plus sur la violence ou sur le sexe ?”

    J’ai l’impression que la dark fantasy se traîne une drôle de réputation, dites donc !

    Sur le sexe, nenni, je ne suis point un pornographe. Et quand bien même il y aurait (très) ponctuellement ce genre de scène, je ne m’attarde pas pas en détail sur la mécanique (ou si les personnages font l’hélicoptère moldave), partant du principe que le lecteur est assez âgé pour savoir comment ça marche.
    En revanche, sur la violence, je ne cèlerai pas qu’il y a son lot de bourre-pifs et de litres de sang versé !

    Allez, une petite musique de circonstance (pourvu que WordPress ne fasse pas son cake et consente à l’afficher) :

    Euh… assez de questions pour aujourd’hui !

    La prochaine fois, je reviendrai sur les anecdotes de dédicaces, les difficultés d’être écrivain, les raisons qui m’ont menées à écrire, et je parlerai brièvement de mes expériences avec les plateformes en ligne ! J’apporterai également une réponse à la grande question « comment établir l’intrigue ? ».

    AdS