Courrier des (futurs) lecteurs

Lors de mon précédent article, je parlais de l’éventualité de publications régulières sur les éventuelles questions des lecteurs. Qu’il ne soit pas dit que j’ai abandonné cette résolution dès le 2 janvier, ainsi qu’on pouvait le redouter – mais qu’on se souvienne, au contraire, qu’icelle aura perduré au moins la première semaine de l’année. Trêve de salamalecs, ouvrons le bal (et non le trou de- ah non, je vais pas la faire en public, celle-là) avec un florilège de messages qui m’ont été adressées sur les réseaux.

En vérité, j’ai également sondé l’Internet en proposant aux gens de me dire ce qu’ils aimaient, ou recherchaient en littérature, afin de leur prouver que ce qu’ils recherchaient, en fait, c’est Albéric. Cette première salve porte donc sur cette thématique.

“Artistiquement, en littérature, ce qui importe le plus, c’est la manière d’écrire bien plus que l’histoire racontée. Le style unique de narration, de description et d’action dans une œuvre est ce qui maintient au maximum l’attention du lecteur, le fait accrocher, puis aimer une lecture !”

Dans ce cas, tu trouveras ton bonheur chez moi ! J’aime les mots rares et anciens, les allitérations, les tournures colorées, les traits d’esprit, les paysages oniriques, etc. ! Et selon l’avis de mes lecteurs, je gère toutes les catégories précitées !

“J’aime les histoires romantiques dans les années 60”

J’écris de la fantasy crépusculaire dans un univers médiéval/Renaissance fantasmé, donc pour les années 60, ça ne sera pas trop ça.
Quant à la romance, même si l’amour est présent, et sera moteur d’éléments-clefs, il n’occupe que très peu de pages au total. Quand il en sera question, l’amour sera vicié, tragique, contrarié, ou impossible… et jamais mièvre, promis ! À aucun moment, des personnages ne se disent « Je t’aime », mais je sais pourtant raconter leur amour !

“C’est vraiment un style très très niche, mais j’aime bien les tranches de vie où il n’y a pas vraiment de péripéties ou du moins, ils ne sont pas vraiment marqués (comme certains Ghibli) et où on suit juste la petite routine banale des personnages. Le fait que les personnages font des choses de la vie de tous les jours, ça me détend beaucoup.”

J’ai ça aussi, pour diluer les gros moments d’action ! Il y a par exemple un passage où Albéric et ses vassaux discutent tranquillement de leurs plans de conquêtes, entourés de courtisanes pas farouches.
Ou un autre, beaucoup plus tardif, de repas familial… mais je vous laisse imaginer ce que ça donne dans celle d’Albéric – j’ai même nommé le chapitre « À couteaux tirés ».
En bref, je ne néglige pas ces moments où les personnages vaquent à leurs occupations ou leurs obligations.

“Perso… je recherche l’évasion… que ce soit dans la fantasy ou la science fiction… avec des problématiques spécifiques à ces univers de part leur singularité. Je trouve ça dommage si dans ces univers la majorité d’une histoire pourrait être transposée dans notre univers sans modifier la narration…”

Si tu cherches l’évasion, tu trouveras ton bonheur ! J’ai fais le maximum pour créer un ailleurs, que ce soit dans le niveau de langage soutenu, la mise en place d’un univers, ou dans les paysages lyriques et oniriques. Je tire également mon inspiration de diverses mythologies : on aurait du mal à transposer Succubes, dragons, Valkyries et horreurs lovecraftiennes dans notre monde ! Bref, « Albéric, ou le dragon au sommet » c’est du dépaysement et de la grande fantasy à l’ancienne !

“Ce que je cherche dans une œuvre, c’est quatre choses, de l’épique, de la politique (car le manichéisme c’est redondant à force^^), le sens du sacrifice et de la sf (surtout space opéra, space fantasy et du post-apo^^)”

– De l’épique, tu en auras en veux-tu en voilà, avec de longs voyages, des monstres mythiques, des batailles dantesques, des donjons et tout ce qui va bien ! J’aime à dire que c’est « une grande aventure à l’ancienne », sur près de 900 pages !
– Pour la politique, ce que j’écris n’est certes pas dans la même veine que GoT à ce niveau, mais il demeure quand même un fond de magouilles entre nobles. C’est un point qui n’a pas été négligé, et la petitesse comme les velléités des familles aristocratiques contribuent à dépeindre un monde qui sombre dans le chaos.
– J’ajoute que l’œuvre n’est pas manichéenne : tu t’en seras douté, mais on est surtout entre salopards. Je ne veux pas tout dévoiler, mais forcément, ceux qui le suivent le font pour des raisons qui ne sont pas vraiment nobles, et ceux qui s’opposent à lui sont rarement des saints pour autant – loin de là. Je peux détailler, au besoin !
– Le sens du sacrifice : oui, tu auras des personnages prêts à se battre jusqu’à la mort pour leur cause, même si ça arrive très rarement (ça rend la scène d’autant plus marquante, j’imagine).
– Quant à la SF : ah, certes, ce n’est guère le sujet ! Bon, tu as des pointes de steampunk avec des aéronefs de guerre et une cité volante, mais on est surtout sur une ambiance médiévale/Renaissance fantasmée ! En revanche, je peux te dire que ça devient apocalyptique, sur la fin !

“… oppai is truth?”

“Est-ce que le livre se concentre plus sur la violence ou sur le sexe ?”

J’ai l’impression que la dark fantasy se traîne une drôle de réputation, dites donc !

Sur le sexe, nenni, je ne suis point un pornographe. Et quand bien même il y aurait (très) ponctuellement ce genre de scène, je ne m’attarde pas pas en détail sur la mécanique (ou si les personnages font l’hélicoptère moldave), partant du principe que le lecteur est assez âgé pour savoir comment ça marche.
En revanche, sur la violence, je ne cèlerai pas qu’il y a son lot de bourre-pifs et de litres de sang versé !

Allez, une petite musique de circonstance (pourvu que WordPress ne fasse pas son cake et consente à l’afficher) :

Euh… assez de questions pour aujourd’hui !

La prochaine fois, je reviendrai sur les anecdotes de dédicaces, les difficultés d’être écrivain, les raisons qui m’ont menées à écrire, et je parlerai brièvement de mes expériences avec les plateformes en ligne ! J’apporterai également une réponse à la grande question « comment établir l’intrigue ? ».

AdS