Catégorie : Conseils et tutos

  • De la typographie

    De la typographie

    Bien le bonjour !

    Cet article intéressera sûrement les auteurs aspirant à l’autoédition. En effet, après avoir abordé la problématique des césures, je vais un peu parler de la typographie. J’espère que ce billet vous sera utile, parce qu’à l’époque où j’avais cherché des informations sur le sujet, je n’avais pas trouvé de réponse.

    J’éluderai la question des marges et de la taille des pages – pour la simple et bonne raison que les prestataires (Amazon et Lulu, par exemple) ne les gèrent pas de la même manière, et qu’ils proposent en général divers formats à télécharger selon votre préférence. Ceci dit, pensez à vous assurer d’avoir une double-page vierge en début de votre document : c’est l’usage, ce me semble, et c’est là-dessus que vous ferez vos dédicaces ! Assurez-vous également que la page de titre se trouve sur une page impaire ; elle sera donc sur une paire une fois le livre imprimé.

    Bref ! Les éditeurs demandent en général une police Times New Roman, Taille 12, interligne 1.5. La police Times New Roman est en effet recommandée (c’est celle que j’utilise), mais la taille est l’interligne indiqués sont destinés à leurs révisions, et ne seront pas employés dans l’ouvrage imprimé. Voyons plutôt : (ah et désolé pour la qualité de la photo et de l’éclairage, hein, on fait avec les moyens du bord…)

     

    Voici à quoi ressemble un livre avec une taille 12 et un interligne de 1.5. Ne faites pas attention aux marges, j’ai rencontré des soucis techniques. Vous comprendrez aisément pourquoi je n’ai pas gardé ce format. Si c’est celui dont vous disposez, il est collector, car tiré à très peu d’exemplaires !

    Albéric ou le dragon au sommet - la faim de la Wyverne. Police taille 12 - Interligne 1.5

     

    Ici, nous sommes sur une taille 11 et un interligne de 1. Utilisé dans les versions Amazon d’Albéric, ou le dragon au sommet.

    Albéric ou le dragon au sommet - les deux faces de la Wyverne. Police taille 11 - Interligne 1

     

    Enfin, voici avec une taille 11 et un interligne de 1.15 – un peu plus aéré. C’est ce que j’utilise pour Les Mets Immortels, ainsi que pour la version Lulu d’Albéric, ou le dragon au sommet.

    Les Mets Immortels. Police taille 11 - Interligne 1.15

     

    Tant que vous êtes là, deux-trois trucs en plus :

    – Pensez à supprimer les espaces avant et après le paragraphe.

    – Pour les dialogues, utilisez le cadratin ( — ), pas le tiret. Vous pouvez les invoquer sous MS Word avec Ctrl + Alt +

    – Pour les alinéas, mettez un Retrait première ligne de 0,5 cm.

    Au sujet des alinéas, une de mes lectrices (Aurélie, que je salue), m’a demandé à quelle fréquence les employer. Certes, en tant qu’écrivains, le nez dans nos fichiers .docx, on aura tendance à vouloir les placer souvent pour faire respirer la page. Herbert, l’auteur de Dune, en utilise régulièrement. Mais pour peu qu’on lise, mettons, Monsieur Victor Hugo ou Monsieur Umberto Eco, on se rend compte que tous ne s’embarrassent pas forcément d’alinéas !

    Mon conseil sera donc assez bateau : c’est au feeling. Personnellement, je m’en sers par exemple quand on change de sujet, de point de vue, ou quand j’estime qu’il faille vraiment aérer le texte !

    C’est tout pour aujourd’hui. Vous noterez au passage que ma résolution de faire des articles plus réguliers aura tenu deux mois.

    À bientôt !

    AdS

     


  • « À quoi bon écrire ? Tout a déjà été fait ! »

    « À quoi bon écrire ? Tout a déjà été fait ! »

    Ahhh, grande problématique que celle-ci ! Dans ses heures de doutes et de dépit, l’auteur de fantasy peut se dire « À quoi bon écrire ? De nos jours, tout a déjà été fait ! ». Vous pensez que la question est contemporaine ? Détrompez-vous ! Elle hantait vraisemblablement les artistes du siècle passé. Mais plutôt que d’y répondre moi-même, je vais plutôt citer quelqu’un de plus malin que moi – et aux petits marrants qui diraient « Ça c’est pas difficile », je répliquerai « Ouah l’aut’ eh, même pas vrai d’abord ! ».

    Bref ! Trêve de déconnades, car l’homme dont je vous parle n’est rien de moins que J.R.R Tolkien, qui a formulé son point de vue dans son essai sur les contes de fée, probablement entre 1939 et 1947, soit entre la rédaction du Hobbit et du Seigneur des Anneaux.

     

    Art. L122-5 – Droit à la citation. Du conte de fées, par J.R.R Tolkien, traduit de l’anglais par Christine Lafferière. Christian Bourgeois éditeur, 2022.

    L’étudiant peut facilement éprouver que, en dépit de tout son travail, il ne récolte que quelques feuilles (pour beaucoup déchiquetées ou en décomposition) de l’innombrable feuillage de l’Arbre des Contes, dont est jonchée la Forêt des Jours. Il semble inutile d’ajouter à ce tapis de feuille. Qui peut en concevoir une nouvelle ? Il y a bien longtemps que l’homme en a découvert tous les modèles, du bourgeon jusqu’à la fleur, et toutes les couleurs, du printemps jusqu’à l’automne. Mais ce n’est pas vrai. La graine de l’arbre peut être replantée dans presque n’importe quel sol […]. Bien entendu, le printemps n’est pas réellement moins beau parce que nous avons vu ou entendu parler d’autres évènements similaires – similaires, jamais d’un évènement identique, depuis le commencement jusqu’à a fin du monde. Chaque feuille de chêne, de frêne, ou d’aubépine est une incarnation unique du modèle, et, pour certaines, elles peuvent même être, cette année, l’incarnation unique, la première jamais vue et reconnue, bien que les chênes donnent des feuilles depuis des générations et des générations d’hommes.

    Nous ne désespérons (ou ne devons pas désespérer) de dessiner parce que tous les traits doivent être soit courbes, soit droits, ni de peindre parce qu’il n’existe que trois couleurs « primaires ».


  • Courrier des lecteurs #3 – Conseils d’écriture ?

    Courrier des lecteurs #3 – Conseils d’écriture ?

    Plop ! Commençons sans tarder notre troisième session de réponses à vos questions. Je rappelle que vous pouvez me contacter sur n’importe quel réseau social, ou même sur ma boîte email si vous le souhaitez ! Et je rappelle également qu’il y a du nouveau dans mes livres. Du reste, vous pouvez retrouver les précédentes sessions ici et .

    “As-tu fait une école particulière, ou suivi des cours, pour l’écriture ?”

    Une licence poétique et un MASTER of obvious.

    Non, et honnêtement je pense que c’est une grosse arnaque. Je ne voudrais pas me comparer à des légendes, mais est-ce que vous imaginez Tolkien ou Dumas prendre des cours pour faire un roman, vous ? Un peu plus proche de nous, il y a Alain Damasio ou Jean-Philippe Jaworski, par exemple – et sans connaître les auteurs, je mettrais ma main à couper au feu (si, si !) qu’ils n’ont pas suivi de cours spéciaux non plus. Du point de vue d’un profane, assister à ce genre de classe risque juste de vous enfermer dans un carcan ; alors cela présente peut-être un intérêt pour les scénaristes, j’admets ne pas le savoir, mais gagez bien qu’écrire un roman et qu’écrire pour le cinéma sont deux choses différentes.

    “As-tu des conseils, pour l’écriture ?”

    Ah, voilà une vaste (et vague) question ! Certes, j’ai l’impression que maints romanciers en devenir demandent souvent des conseils, parfois même avant de débuter. Si vous cherchez à briller sur les réseaux sociaux et à faire un livre « qui se vend », vous avez frappé à la mauvaise porte. Je ne pourrais pas non plus vous enseigner comment écrire au même rythme que Stephen King ; je ne vais pas me mettre à vous recommander la cocaïne, tout de même !

    Que les choses soient claires : l’écriture demande du temps, et si vous partez du postulat que c’est une tâche à optimiser en mode speedrun ou travail de bureau, que vous sollicitez des techniques de professionnels pour minimiser les écueils et arriver le plus vite possible à la case publication, vous allez me faire le plaisir de foutre le camp devoir remettre les choses en perspective. « There is no easy way out », comme disait Sa Majesté Rocky le Quatrième. Vous, vous n’êtes pas Rocky : vous n’aurez pas droit au montage musical.

    Revenons à nos moutons. Si vous désirez écrire, c’est probablement que vous avez déjà au moins une petite idée en tête, ne serait-ce qu’un cadre voire un personnage. Commencez par là, pour essayer, même sans filet, et vous verrez bien ou ça vous mènera ! Comme dit le proverbe, « c’est en sciant que Léonard de Vinci ». Lorsque j’ai débuté la rédaction d’Albéric, au début des années 2010, je suis parti avec la simple volonté de faire vivre des aventures à son protagoniste crapuleux. Cosmos Stultus et le royaume de Solestis, en ce temps-là, étaient encore à l’état de prototypes, et se sont développés au fil de l’écriture et des réécritures.

    En outre, vous pouvez noter toutes vos petites idées sur une feuille volante ou un document Word, par exemple, puis tenter de les classer et de les arranger pour dessiner une première trame – où vous pourrez faire progresser vos personnages. D’aucuns suggèrent de faire de fiches de personnages ; personnellement, je n’en ai jamais eu besoin. Pour une frise chronologique, un fichier Excel avec des cases colorées peut suffire. Une petite astuce, au passage : soyez attentifs à la musicalité du texte.

    Aparté : le terme très à la mode ces dernières années est « world building ». C’est tout un sujet, que je n’aborderai pas aujourd’hui. Toutefois, sans nier qu’il s’agisse d’un élément important en fantasy, je vais pasticher une citation de Henri-Georges Clouzot et dire : « Pour faire un livre, premièrement une bonne histoire, deuxièmement une bonne histoire, troisièmement une bonne histoire ». Avoir un socle stable, c’est une très bonne chose, mais personne ne vous dira « ce que j’ai préféré, quand j’ai visité la Statue de la Liberté, c’est son socle ! »

    Retenez aussi que je ne me présente pas comme une figure d’autorité en la matière, que les écrivains ne sont que des humains avant tout, et qu’étant tous différents ils ont chacun leur manière de procéder ; pas de recette universelle, donc. Mais je vais m’arrêter là, avant de me non-déboîter l’épaule à force d’enfoncer des portes ouvertes.

    Ah, si, une dernière chose, très importante : « si tu veux déplacer une montagne, commence aujourd’hui. »

    N’oubliez jamais la première qualité d’un artiste : LA DÉTERMINATION. Viennent ensuite la sincérité et la rigueur.

    Post-scriptum : oubliez tous vos fantasmes et vos illusions sur les éditeurs, les libraires ou les médiathèques. Vous risqueriez d’être déçu.

    “Suis-je fait pour écrire ?”

    Celle-ci, je la tire de mon futal. Non, mais attendez, partez pas, c’était une image. En vérité, je voulais faire une sorte de post-scriptum à la précédente question. Et cette fois, c’est à mon tour, de vous questionner – eh ouais, interro surprise ! On fait plus les marioles, hein ?

    Alors :

    • Est-ce que vous pensez que succès et talent (ou qualité d’écriture) sont liés ?
    • À plus forte raison, est-ce que vous pensez que le talent et l’accession à l’édition sont corrélés ?
    • Êtes-vous impressionné par le nombre de suiveurs d’un auteur X ou Y sur les réseaux ?
    • Si vous n’avez pas de bêta-lecteur, vous découragerez-vous ?
    • Si vos proches ne croient pas en vous ou ne comprennent pas votre projet, vous découragerez-vous ?
    • Si vous n’avez aucune interaction sur les réseaux, ou aucun avis sur les sites spécialisés, vous découragerez-vous ?
    • Si lors d’un salon, vous ne faites aucune vente, vous découragerez-vous ?
    • Avez-vous peur du ridicule ?

    Si vous avez répondu « oui » à la moindre de ces questions, vous redoublez, désolé. Bon, d’accord, le titre que j’ai donné à cette section était un peu stupide, mais je voulais simplement insister sur le fait qu’il ne faut pas se laisser impressionner par les palmarès, et persister dans son art contre vents et marais. Vous savez, personne ne croira en vos rêves à votre place. Et si vous n’y croyez pas vous-mêmes, faites semblant d’y croire jusqu’au jour où vous finirez par y croire vraiment.

    En revanche, si vous utilisez l’écriture inclusive, que le mot « banger » (beurk) fait partie de votre vocabulaire, ou que vous employez au premier degré des termes comme « red flag » ou « trigger warning », il serait peut-être préférable que vous vous tourniez vers une activité moins cérébrale.

    “Comment enrichir mon vocabulaire ?”

    Pour être le plus concis possible, je dirais que le mieux c’est l’éclectisme, tout en gardant ses yeux et ses oreilles ouverts. Intéressez-vous à des livres, films, animés ou jeux vidéo d’époques, de style et de tons variés, et vous découvrirez sans doute des mots, tournures ou expressions colorées qui vous serviront. Par-dessus tout, n’hésitez pas à utiliser les dictionnaires de synonymes : ici et .

    Enfin, je peux vous recommander la lecture d’une ou deux nouvelles de San Antonio, ainsi que du Capitaine Fracasse de Théophile Gautier. Avec ces deux extrêmes, vous aurez une bonne idée de toute la richesse que peut offrir la langue française !

    “Des conseils, pour nommer ses personnages ?”

    Ah ouais, ça, aussi, ça peut vite devenir pénible – trouver un nom, quoi. Nous avons par exemple la technique ancestrale du : « je traduis un terme correspondant à un trait de caractère du personnage dans Google Trad vers une langue exotique, et je vois ce que ça donne ». Et encore, il n’est même pas obligatoire que le mot colle au personnage en question ! J’appelle ça « la technique de Toriyama » : la grande majorité de ses personnages ayant des noms de bouffe ou de sous-vêtements.

    Ensuite, il y a les noms légendaires ou mythologiques, plus ou moins célèbres, qui peuvent bien passer… Tolkien a par exemple repris les noms des Nains de l’Edda pour nommer les siens.

    Attendez, vous savez quoi ? Plutôt que de faire une simple énumération, je vais citer des exemples maison. Au pire, si ça ne vous plaît pas, vous saurez qu’il faut pas le faire chez vous :

    Albéric : Alberich est le fameux Nibelung malveillant de la Chanson des Nibelungen.

    Mavregarm : « Mavros » pour « noir » en grec. « Garm » est un loup de la mythologie nordique.

    Clyméris : La combinaison de Clytemnestre et d’Éris. Prompte à semer la discorde.

    Hilmerion : La combinaison de « Hilasmus » et de « Therion » – si ma mémoire ne me fait pas défaut. À l’époque où j’avais fait des recherches, j’avais lu que c’étaient deux étoiles de la constellation du loup, mais comme je n’ai jamais retrouvé ces informations, elles étaient sans doute erronées. Quoi qu’il en soit, le résultat me convient. Chercher un nom dans les étoiles peut être une solution.

    Bellamy : Bel ami. Un nom qui sied au côté séducteur du duc.

    Aguarès : Le nom d’un démon. Afin de mettre en exergue l’aspect peu sympathique de sa lignée.

    Velladonne : Dérivé de belladone, une plante empoisonnée. Méfiez-vous de la jolie maman d’Albéric.

    Stryknin : Pour « strychnine ». Un Solren a l’aspect démoniaque. D’une manière plus générale, je me suis plusieurs fois inspiré de plantes ou de poisons pour nommer mes personnages.

    Vénéfice : On peut aussi employer un peu ancien ou inusité. Vénéfice étant le contraire de « bénéfice » (donc, on est plus au moins dans la malédiction), ça colle plutôt bien au vieux médecin un peu glauque de la famille des Mörker. Exemple plus parlant, il y a Malemort. Et dans Les Mets Immortels, vous rencontrerez Lendore et Mâche-laurier !

    Théodomir : Nom d’un ancien chef Franc. Je l’ai utilisé pour le roi de Solestis.

    Palone : Päron veut dire « poire » en suédois. Non pas que Palone soit une poire – mais à l’époque où je lui cherchais un nom, j’ai dû trouver ça amusant et mignon.

    Paryna : Sœur de Palone. Päärynä veut dire « poire » en finnois.

    Caeleyos : Un monarque, certes assez secondaire. Dans mon univers, « Caeleil » est le nom du soleil. Il est donc envisageable de donner à vos personnages des noms en rapport direct avec votre diégèse. C’est tout de même plus joli de dire diégèse que lore, non ?

    Célal, Céladès et Célazar : Personnages tertiaires, cousins d’Albéric. Fils de Céladon, et petits-enfants de Célazar l’Ancien. Le point que j’aimerai mettre en lumière ici est l’astuce d’appuyer leur filiation par une syllabe commune. Voilà voilà.

    Ah, vous pouvez aussi faire reposer certains noms sur des jeux de mots. Pour le Seigneur-Liche Zagûl de Zhurç, ça coule de source.

    Pour conclure, je vais maintenant vous fournir une ressource absolument indispensable pour trouver des noms : hop !

    Voilà qui termine la session du jour. Je vous quitte avec cette petite vidéo rigolote.

    À la prochaine fois,

    AdS


  • Microsoft Word – Césure que c’est pénible

    Microsoft Word – Césure que c’est pénible

    Ci-dessus, une illustration de l’illustre Jules Césure.

    Nous sommes d’accord, il est extrêmement consternant de voir Internet, et nos gazettes locales, envahis par des images générées par l’intelligence artificielle – de même que Thot, Dieu des Scribes et gardien de l’Autre Monde, doit sûrement virer à grands coups de pied aux fesses ceux qui utilisent chatGPT pour écrire à leur place. En outre, les gens qui demandent à un robot qui a tendance à halluciner « dois-je mettre de l’arsenic dans mon Nesquick ? » ne comptent pas parmi les plus sages.

    Toutefois, dès lors qu’on parle d’informatique, l’IA peut s’avérer être un outil redoutable. Il est tout à fait légitime de lui demander : « fais-moi un carrousel en JavaScript pour mon WordPress » (oh, ça va hein, je code déjà assez au bureau, merci), et « comment faire fonctionner ce putain de logiciel à la con ? » (ne soyez pas choqués, ce ne sont que des mots de la langue française, et vos gosses entendent pire dans la cour de récré). Bref ! Là où je voulais en venir, c’est que l’ami Microsoft Word n’est vraiment pas doué, pour la césure automatique – césure qui est pourtant recommandée pour la bonne mise en forme d’un roman publié. Le vilain bougre aura tendance à couper des noms propres, ce qui est tout à fait contre l’usage. Je vous partage donc une solution imparable ou presque pour optimiser vos césures, suggérée par mon esclave fait de circuits imprimés, et agrémentée à ma sauce.

    Le tutoriel pour optimiser la césure :

    1 – Activer la césure automatique dans le document Word. En outre, je recommande d’ajuster les paramètres pour fixer le nombre maximum de césures consécutives à 3.

    2 – Enregistrer votre fichier en .docm

    3 – Exécuter ALT+F11

    4 – Sélectionner « ThisDocument » dans la fenêtre

    5 – Dans la zone de texte, coller :

    Sub RemoveHyphenationForCapitalizedWords()
        Dim rng As Range
    
        Set rng = ActiveDocument.Content
    
        With rng.Find
            .ClearFormatting
            .Text = "<[A-ZÀ-Ÿ][A-Za-zÀ-ÿ]*>"
            .MatchWildcards = True
            .Forward = True
            .Wrap = wdFindStop
        End With
    
        Do While rng.Find.Execute
            rng.NoProofing = True   ' Empêche la césure sur ce mot
            rng.Collapse wdCollapseEnd
        Loop
    
        MsgBox "Césure désactivée pour les mots commençant par une majuscule."
    End Sub
    

    6 – Enregistrer en cliquant sur la disquette

    7 – Fermer la fenêtre Microsoft VBA.

    8 – Dans votre document Word, exécuter la requête avec ALT+F8.

    Pour rétablir la césure sur un mot précis :

    1 – Sélectionner le mot concerné

    2 – En bas, cliquer sur « Français (France) » (à côté de la petite icone de livre)

    3 – Décocher « Ne pas vérifier l’orthographe ou la grammaire » 

     

    Je n’avais jamais travaillé avec les Macros auparavant. Faut dire, je suis auteur, pas proxénète.
    AdS