Auteur/autrice : Antoine de Sealand

  • De la typographie

    De la typographie

    Bien le bonjour !

    Cet article intéressera sûrement les auteurs aspirant à l’autoédition. En effet, après avoir abordé la problématique des césures, je vais un peu parler de la typographie. J’espère que ce billet vous sera utile, parce qu’à l’époque où j’avais cherché des informations sur le sujet, je n’avais pas trouvé de réponse.

    J’éluderai la question des marges et de la taille des pages – pour la simple et bonne raison que les prestataires (Amazon et Lulu, par exemple) ne les gèrent pas de la même manière, et qu’ils proposent en général divers formats à télécharger selon votre préférence. Ceci dit, pensez à vous assurer d’avoir une double-page vierge en début de votre document : c’est l’usage, ce me semble, et c’est là-dessus que vous ferez vos dédicaces ! Assurez-vous également que la page de titre se trouve sur une page impaire ; elle sera donc sur une paire une fois le livre imprimé.

    Bref ! Les éditeurs demandent en général une police Times New Roman, Taille 12, interligne 1.5. La police Times New Roman est en effet recommandée (c’est celle que j’utilise), mais la taille est l’interligne indiqués sont destinés à leurs révisions, et ne seront pas employés dans l’ouvrage imprimé. Voyons plutôt : (ah et désolé pour la qualité de la photo et de l’éclairage, hein, on fait avec les moyens du bord…)

     

    Voici à quoi ressemble un livre avec une taille 12 et un interligne de 1.5. Ne faites pas attention aux marges, j’ai rencontré des soucis techniques. Vous comprendrez aisément pourquoi je n’ai pas gardé ce format. Si c’est celui dont vous disposez, il est collector, car tiré à très peu d’exemplaires !

    Albéric ou le dragon au sommet - la faim de la Wyverne. Police taille 12 - Interligne 1.5

     

    Ici, nous sommes sur une taille 11 et un interligne de 1. Utilisé dans les versions Amazon d’Albéric, ou le dragon au sommet.

    Albéric ou le dragon au sommet - les deux faces de la Wyverne. Police taille 11 - Interligne 1

     

    Enfin, voici avec une taille 11 et un interligne de 1.15 – un peu plus aéré. C’est ce que j’utilise pour Les Mets Immortels, ainsi que pour la version Lulu d’Albéric, ou le dragon au sommet.

    Les Mets Immortels. Police taille 11 - Interligne 1.15

     

    Tant que vous êtes là, deux-trois trucs en plus :

    – Pensez à supprimer les espaces avant et après le paragraphe.

    – Pour les dialogues, utilisez le cadratin ( — ), pas le tiret. Vous pouvez les invoquer sous MS Word avec Ctrl + Alt +

    – Pour les alinéas, mettez un Retrait première ligne de 0,5 cm.

    Au sujet des alinéas, une de mes lectrices (Aurélie, que je salue), m’a demandé à quelle fréquence les employer. Certes, en tant qu’écrivains, le nez dans nos fichiers .docx, on aura tendance à vouloir les placer souvent pour faire respirer la page. Herbert, l’auteur de Dune, en utilise régulièrement. Mais pour peu qu’on lise, mettons, Monsieur Victor Hugo ou Monsieur Umberto Eco, on se rend compte que tous ne s’embarrassent pas forcément d’alinéas !

    Mon conseil sera donc assez bateau : c’est au feeling. Personnellement, je m’en sers par exemple quand on change de sujet, de point de vue, ou quand j’estime qu’il faille vraiment aérer le texte !

    C’est tout pour aujourd’hui. Vous noterez au passage que ma résolution de faire des articles plus réguliers aura tenu deux mois.

    À bientôt !

    AdS

     


  • « À quoi bon écrire ? Tout a déjà été fait ! »

    « À quoi bon écrire ? Tout a déjà été fait ! »

    Ahhh, grande problématique que celle-ci ! Dans ses heures de doutes et de dépit, l’auteur de fantasy peut se dire « À quoi bon écrire ? De nos jours, tout a déjà été fait ! ». Vous pensez que la question est contemporaine ? Détrompez-vous ! Elle hantait vraisemblablement les artistes du siècle passé. Mais plutôt que d’y répondre moi-même, je vais plutôt citer quelqu’un de plus malin que moi – et aux petits marrants qui diraient « Ça c’est pas difficile », je répliquerai « Ouah l’aut’ eh, même pas vrai d’abord ! ».

    Bref ! Trêve de déconnades, car l’homme dont je vous parle n’est rien de moins que J.R.R Tolkien, qui a formulé son point de vue dans son essai sur les contes de fée, probablement entre 1939 et 1947, soit entre la rédaction du Hobbit et du Seigneur des Anneaux.

     

    Art. L122-5 – Droit à la citation. Du conte de fées, par J.R.R Tolkien, traduit de l’anglais par Christine Lafferière. Christian Bourgeois éditeur, 2022.

    L’étudiant peut facilement éprouver que, en dépit de tout son travail, il ne récolte que quelques feuilles (pour beaucoup déchiquetées ou en décomposition) de l’innombrable feuillage de l’Arbre des Contes, dont est jonchée la Forêt des Jours. Il semble inutile d’ajouter à ce tapis de feuille. Qui peut en concevoir une nouvelle ? Il y a bien longtemps que l’homme en a découvert tous les modèles, du bourgeon jusqu’à la fleur, et toutes les couleurs, du printemps jusqu’à l’automne. Mais ce n’est pas vrai. La graine de l’arbre peut être replantée dans presque n’importe quel sol […]. Bien entendu, le printemps n’est pas réellement moins beau parce que nous avons vu ou entendu parler d’autres évènements similaires – similaires, jamais d’un évènement identique, depuis le commencement jusqu’à a fin du monde. Chaque feuille de chêne, de frêne, ou d’aubépine est une incarnation unique du modèle, et, pour certaines, elles peuvent même être, cette année, l’incarnation unique, la première jamais vue et reconnue, bien que les chênes donnent des feuilles depuis des générations et des générations d’hommes.

    Nous ne désespérons (ou ne devons pas désespérer) de dessiner parce que tous les traits doivent être soit courbes, soit droits, ni de peindre parce qu’il n’existe que trois couleurs « primaires ».


  • Courrier des lecteurs #3 – Conseils d’écriture ?

    Courrier des lecteurs #3 – Conseils d’écriture ?

    Plop ! Commençons sans tarder notre troisième session de réponses à vos questions. Je rappelle que vous pouvez me contacter sur n’importe quel réseau social, ou même sur ma boîte email si vous le souhaitez ! Et je rappelle également qu’il y a du nouveau dans mes livres. Du reste, vous pouvez retrouver les précédentes sessions ici et .

    “As-tu fait une école particulière, ou suivi des cours, pour l’écriture ?”

    Une licence poétique et un MASTER of obvious.

    Non, et honnêtement je pense que c’est une grosse arnaque. Je ne voudrais pas me comparer à des légendes, mais est-ce que vous imaginez Tolkien ou Dumas prendre des cours pour faire un roman, vous ? Un peu plus proche de nous, il y a Alain Damasio ou Jean-Philippe Jaworski, par exemple – et sans connaître les auteurs, je mettrais ma main à couper au feu (si, si !) qu’ils n’ont pas suivi de cours spéciaux non plus. Du point de vue d’un profane, assister à ce genre de classe risque juste de vous enfermer dans un carcan ; alors cela présente peut-être un intérêt pour les scénaristes, j’admets ne pas le savoir, mais gagez bien qu’écrire un roman et qu’écrire pour le cinéma sont deux choses différentes.

    “As-tu des conseils, pour l’écriture ?”

    Ah, voilà une vaste (et vague) question ! Certes, j’ai l’impression que maints romanciers en devenir demandent souvent des conseils, parfois même avant de débuter. Si vous cherchez à briller sur les réseaux sociaux et à faire un livre « qui se vend », vous avez frappé à la mauvaise porte. Je ne pourrais pas non plus vous enseigner comment écrire au même rythme que Stephen King ; je ne vais pas me mettre à vous recommander la cocaïne, tout de même !

    Que les choses soient claires : l’écriture demande du temps, et si vous partez du postulat que c’est une tâche à optimiser en mode speedrun ou travail de bureau, que vous sollicitez des techniques de professionnels pour minimiser les écueils et arriver le plus vite possible à la case publication, vous allez me faire le plaisir de foutre le camp devoir remettre les choses en perspective. « There is no easy way out », comme disait Sa Majesté Rocky le Quatrième. Vous, vous n’êtes pas Rocky : vous n’aurez pas droit au montage musical.

    Revenons à nos moutons. Si vous désirez écrire, c’est probablement que vous avez déjà au moins une petite idée en tête, ne serait-ce qu’un cadre voire un personnage. Commencez par là, pour essayer, même sans filet, et vous verrez bien ou ça vous mènera ! Comme dit le proverbe, « c’est en sciant que Léonard de Vinci ». Lorsque j’ai débuté la rédaction d’Albéric, au début des années 2010, je suis parti avec la simple volonté de faire vivre des aventures à son protagoniste crapuleux. Cosmos Stultus et le royaume de Solestis, en ce temps-là, étaient encore à l’état de prototypes, et se sont développés au fil de l’écriture et des réécritures.

    En outre, vous pouvez noter toutes vos petites idées sur une feuille volante ou un document Word, par exemple, puis tenter de les classer et de les arranger pour dessiner une première trame – où vous pourrez faire progresser vos personnages. D’aucuns suggèrent de faire de fiches de personnages ; personnellement, je n’en ai jamais eu besoin. Pour une frise chronologique, un fichier Excel avec des cases colorées peut suffire. Une petite astuce, au passage : soyez attentifs à la musicalité du texte.

    Aparté : le terme très à la mode ces dernières années est « world building ». C’est tout un sujet, que je n’aborderai pas aujourd’hui. Toutefois, sans nier qu’il s’agisse d’un élément important en fantasy, je vais pasticher une citation de Henri-Georges Clouzot et dire : « Pour faire un livre, premièrement une bonne histoire, deuxièmement une bonne histoire, troisièmement une bonne histoire ». Avoir un socle stable, c’est une très bonne chose, mais personne ne vous dira « ce que j’ai préféré, quand j’ai visité la Statue de la Liberté, c’est son socle ! »

    Retenez aussi que je ne me présente pas comme une figure d’autorité en la matière, que les écrivains ne sont que des humains avant tout, et qu’étant tous différents ils ont chacun leur manière de procéder ; pas de recette universelle, donc. Mais je vais m’arrêter là, avant de me non-déboîter l’épaule à force d’enfoncer des portes ouvertes.

    Ah, si, une dernière chose, très importante : « si tu veux déplacer une montagne, commence aujourd’hui. »

    N’oubliez jamais la première qualité d’un artiste : LA DÉTERMINATION. Viennent ensuite la sincérité et la rigueur.

    Post-scriptum : oubliez tous vos fantasmes et vos illusions sur les éditeurs, les libraires ou les médiathèques. Vous risqueriez d’être déçu.

    “Suis-je fait pour écrire ?”

    Celle-ci, je la tire de mon futal. Non, mais attendez, partez pas, c’était une image. En vérité, je voulais faire une sorte de post-scriptum à la précédente question. Et cette fois, c’est à mon tour, de vous questionner – eh ouais, interro surprise ! On fait plus les marioles, hein ?

    Alors :

    • Est-ce que vous pensez que succès et talent (ou qualité d’écriture) sont liés ?
    • À plus forte raison, est-ce que vous pensez que le talent et l’accession à l’édition sont corrélés ?
    • Êtes-vous impressionné par le nombre de suiveurs d’un auteur X ou Y sur les réseaux ?
    • Si vous n’avez pas de bêta-lecteur, vous découragerez-vous ?
    • Si vos proches ne croient pas en vous ou ne comprennent pas votre projet, vous découragerez-vous ?
    • Si vous n’avez aucune interaction sur les réseaux, ou aucun avis sur les sites spécialisés, vous découragerez-vous ?
    • Si lors d’un salon, vous ne faites aucune vente, vous découragerez-vous ?
    • Avez-vous peur du ridicule ?

    Si vous avez répondu « oui » à la moindre de ces questions, vous redoublez, désolé. Bon, d’accord, le titre que j’ai donné à cette section était un peu stupide, mais je voulais simplement insister sur le fait qu’il ne faut pas se laisser impressionner par les palmarès, et persister dans son art contre vents et marais. Vous savez, personne ne croira en vos rêves à votre place. Et si vous n’y croyez pas vous-mêmes, faites semblant d’y croire jusqu’au jour où vous finirez par y croire vraiment.

    En revanche, si vous utilisez l’écriture inclusive, que le mot « banger » (beurk) fait partie de votre vocabulaire, ou que vous employez au premier degré des termes comme « red flag » ou « trigger warning », il serait peut-être préférable que vous vous tourniez vers une activité moins cérébrale.

    “Comment enrichir mon vocabulaire ?”

    Pour être le plus concis possible, je dirais que le mieux c’est l’éclectisme, tout en gardant ses yeux et ses oreilles ouverts. Intéressez-vous à des livres, films, animés ou jeux vidéo d’époques, de style et de tons variés, et vous découvrirez sans doute des mots, tournures ou expressions colorées qui vous serviront. Par-dessus tout, n’hésitez pas à utiliser les dictionnaires de synonymes : ici et .

    Enfin, je peux vous recommander la lecture d’une ou deux nouvelles de San Antonio, ainsi que du Capitaine Fracasse de Théophile Gautier. Avec ces deux extrêmes, vous aurez une bonne idée de toute la richesse que peut offrir la langue française !

    “Des conseils, pour nommer ses personnages ?”

    Ah ouais, ça, aussi, ça peut vite devenir pénible – trouver un nom, quoi. Nous avons par exemple la technique ancestrale du : « je traduis un terme correspondant à un trait de caractère du personnage dans Google Trad vers une langue exotique, et je vois ce que ça donne ». Et encore, il n’est même pas obligatoire que le mot colle au personnage en question ! J’appelle ça « la technique de Toriyama » : la grande majorité de ses personnages ayant des noms de bouffe ou de sous-vêtements.

    Ensuite, il y a les noms légendaires ou mythologiques, plus ou moins célèbres, qui peuvent bien passer… Tolkien a par exemple repris les noms des Nains de l’Edda pour nommer les siens.

    Attendez, vous savez quoi ? Plutôt que de faire une simple énumération, je vais citer des exemples maison. Au pire, si ça ne vous plaît pas, vous saurez qu’il faut pas le faire chez vous :

    Albéric : Alberich est le fameux Nibelung malveillant de la Chanson des Nibelungen.

    Mavregarm : « Mavros » pour « noir » en grec. « Garm » est un loup de la mythologie nordique.

    Clyméris : La combinaison de Clytemnestre et d’Éris. Prompte à semer la discorde.

    Hilmerion : La combinaison de « Hilasmus » et de « Therion » – si ma mémoire ne me fait pas défaut. À l’époque où j’avais fait des recherches, j’avais lu que c’étaient deux étoiles de la constellation du loup, mais comme je n’ai jamais retrouvé ces informations, elles étaient sans doute erronées. Quoi qu’il en soit, le résultat me convient. Chercher un nom dans les étoiles peut être une solution.

    Bellamy : Bel ami. Un nom qui sied au côté séducteur du duc.

    Aguarès : Le nom d’un démon. Afin de mettre en exergue l’aspect peu sympathique de sa lignée.

    Velladonne : Dérivé de belladone, une plante empoisonnée. Méfiez-vous de la jolie maman d’Albéric.

    Stryknin : Pour « strychnine ». Un Solren a l’aspect démoniaque. D’une manière plus générale, je me suis plusieurs fois inspiré de plantes ou de poisons pour nommer mes personnages.

    Vénéfice : On peut aussi employer un peu ancien ou inusité. Vénéfice étant le contraire de « bénéfice » (donc, on est plus au moins dans la malédiction), ça colle plutôt bien au vieux médecin un peu glauque de la famille des Mörker. Exemple plus parlant, il y a Malemort. Et dans Les Mets Immortels, vous rencontrerez Lendore et Mâche-laurier !

    Théodomir : Nom d’un ancien chef Franc. Je l’ai utilisé pour le roi de Solestis.

    Palone : Päron veut dire « poire » en suédois. Non pas que Palone soit une poire – mais à l’époque où je lui cherchais un nom, j’ai dû trouver ça amusant et mignon.

    Paryna : Sœur de Palone. Päärynä veut dire « poire » en finnois.

    Caeleyos : Un monarque, certes assez secondaire. Dans mon univers, « Caeleil » est le nom du soleil. Il est donc envisageable de donner à vos personnages des noms en rapport direct avec votre diégèse. C’est tout de même plus joli de dire diégèse que lore, non ?

    Célal, Céladès et Célazar : Personnages tertiaires, cousins d’Albéric. Fils de Céladon, et petits-enfants de Célazar l’Ancien. Le point que j’aimerai mettre en lumière ici est l’astuce d’appuyer leur filiation par une syllabe commune. Voilà voilà.

    Ah, vous pouvez aussi faire reposer certains noms sur des jeux de mots. Pour le Seigneur-Liche Zagûl de Zhurç, ça coule de source.

    Pour conclure, je vais maintenant vous fournir une ressource absolument indispensable pour trouver des noms : hop !

    Voilà qui termine la session du jour. Je vous quitte avec cette petite vidéo rigolote.

    À la prochaine fois,

    AdS


  • Un an sur les z’Internets !

    Un an sur les z’Internets !

    Bien le bonjour (ou le bonsoir, allez savoir) !

    Il y a un an jour pour jour, je publiai le premier article du fabuleux site de l’inénarrable et célébrissime Antoine de Sealand – et je suis toujours aussi modeste qu’antan. Adonc, cette article a pour but de fêter l’anniversaire du site ; certes, techniquement, il est un peu plus ancien que ça. Il a fallut le mettre en place et tout ça, mais on va garder le 6 février en mémoire pour la date d’ouverture au public. Bon anniversaire, antoinedeseland.fr !

    Ah, et n’oubliez pas que j’ai récemment publié une annonce moultement plus importante…

    N’hésitez pas à repasser (non, pas votre chemise). Je devrais bientôt publier une troisième session de questions de lecteurs, et aborder le sujet des conseils attendus par les écrivains en herbe, qu’ils en fument ou pas.

    En attendant, une petite photo de groupe pour égayer cet article :

    Albéric, ou le dragon au sommet + Les Mets Immortels

    La bise,

    AdS


  • Les Mets Immortels

    Les Mets Immortels

    Lectrices, lecteurs, (c’est là qu’on reconnaît la galanterie, je m’adresse aux dames en premier. Quel type, ce De Sealand !)

    Je me fends d’une introduction pompeuse digne d’une intronisation présidentielle pour vous faire part d’une annonce très importante. En effet, j’ai l’immense plaisir de vous annoncer que le recueil de nouvelles, sur lequel j’ai passé environ trois ans, est désormais disponible !

    Il s’agit d’un livre de 321 pages, regroupant en tout neuf nouvelles toutes neuves, aux longueurs variées – allant de 10 à 110 pages. Je précise cela parce que je sais que certains lecteurs n’ont pas le temps de lire Albéric – eh bien ceux-ci pourront se jeter sur Le Graal de Pandore, ou La Vie touchante. Est-ce toujours de la fantasy ? Bien évidemment ! Y’a-t-il toujours des créatures mythologiques et des dragons ? Assurément ! Est-ce toujours lyrique ? Mélancolique ? Drôle ? Oui-da ! Est-ce que ça se passe dans le même univers qu’Albéric ? La réponse à cette question est… dans l’avant-propos du livre dont je vais vous parler. Mais gagez que vous retrouverez quelques têtes connues, clin d’œil clin d’œil. Bref ! Laissez-moi vous présenter plus proprement Les Mets immortels !

    Genres : fantasy, épopée, fables mystiques, road trip & « buddy movie » à la sauce mythologique.

    La fantasy, le voyage, le non-temps, l’amour de l’art créatif et la contemplation de l’abîme : voilà le mortier qui lie ces nouvelles entre elles, où la résilience le dispute à la nostalgie. Une succession de tableaux, d’autres mondes, chacun empreint d’une ambiance et d’un parfum uniques ; des décors propices aux aventures éternelles et aux nouvelles mythologies.

    Des fruits qui confèrent la jeunesse éternelle. Un ange à la recherche d’une place pour le monde qu’il a bâti. Un duel aux tréfonds d’un sanctuaire oublié. Une dryade alanguie en quête de son arbre natal. Un vagabond des étoiles, prisonnier de la magie des songes. Une liche découragée sachant chasser le soleil. Le Graal empoisonné qui tente tout artiste. Des humains sans lendemain, destinés à mourir dans l’année. Les dernières paroles d’un démon.

    Oyez les récits de Mâche-laurier le barde, et goûtez aux Mets Immortels, à travers les fables oniriques contées dans ce recueil !

    🔗 Lire un extrait

    Commandez Les Mets immortels :

    En broché sur Amazon

    En eBook sur Amazon

    En eBook sur Lulu

    Naturellement, n’hésitez pas à en parler autour de vous, à partager sur les réseaux sociaux, et à laisser vos avis sur les sites dédiés.

    Fiche BabelioFiche BooknodeFiche GoodreadsFiche Livr’Addict

    J’attends vos retours avec impatience,

    AdS

    Post-scriptum : L’illustrateur est zooky_al_exe. Parce que le dinosaure que je suis préfère confier cette partie à un humain qu’à une machine.


  • Microsoft Word – Césure que c’est pénible

    Microsoft Word – Césure que c’est pénible

    Ci-dessus, une illustration de l’illustre Jules Césure.

    Nous sommes d’accord, il est extrêmement consternant de voir Internet, et nos gazettes locales, envahis par des images générées par l’intelligence artificielle – de même que Thot, Dieu des Scribes et gardien de l’Autre Monde, doit sûrement virer à grands coups de pied aux fesses ceux qui utilisent chatGPT pour écrire à leur place. En outre, les gens qui demandent à un robot qui a tendance à halluciner « dois-je mettre de l’arsenic dans mon Nesquick ? » ne comptent pas parmi les plus sages.

    Toutefois, dès lors qu’on parle d’informatique, l’IA peut s’avérer être un outil redoutable. Il est tout à fait légitime de lui demander : « fais-moi un carrousel en JavaScript pour mon WordPress » (oh, ça va hein, je code déjà assez au bureau, merci), et « comment faire fonctionner ce putain de logiciel à la con ? » (ne soyez pas choqués, ce ne sont que des mots de la langue française, et vos gosses entendent pire dans la cour de récré). Bref ! Là où je voulais en venir, c’est que l’ami Microsoft Word n’est vraiment pas doué, pour la césure automatique – césure qui est pourtant recommandée pour la bonne mise en forme d’un roman publié. Le vilain bougre aura tendance à couper des noms propres, ce qui est tout à fait contre l’usage. Je vous partage donc une solution imparable ou presque pour optimiser vos césures, suggérée par mon esclave fait de circuits imprimés, et agrémentée à ma sauce.

    Le tutoriel pour optimiser la césure :

    1 – Activer la césure automatique dans le document Word. En outre, je recommande d’ajuster les paramètres pour fixer le nombre maximum de césures consécutives à 3.

    2 – Enregistrer votre fichier en .docm

    3 – Exécuter ALT+F11

    4 – Sélectionner « ThisDocument » dans la fenêtre

    5 – Dans la zone de texte, coller :

    Sub RemoveHyphenationForCapitalizedWords()
        Dim rng As Range
    
        Set rng = ActiveDocument.Content
    
        With rng.Find
            .ClearFormatting
            .Text = "<[A-ZÀ-Ÿ][A-Za-zÀ-ÿ]*>"
            .MatchWildcards = True
            .Forward = True
            .Wrap = wdFindStop
        End With
    
        Do While rng.Find.Execute
            rng.NoProofing = True   ' Empêche la césure sur ce mot
            rng.Collapse wdCollapseEnd
        Loop
    
        MsgBox "Césure désactivée pour les mots commençant par une majuscule."
    End Sub
    

    6 – Enregistrer en cliquant sur la disquette

    7 – Fermer la fenêtre Microsoft VBA.

    8 – Dans votre document Word, exécuter la requête avec ALT+F8.

    Pour rétablir la césure sur un mot précis :

    1 – Sélectionner le mot concerné

    2 – En bas, cliquer sur « Français (France) » (à côté de la petite icone de livre)

    3 – Décocher « Ne pas vérifier l’orthographe ou la grammaire » 

     

    Je n’avais jamais travaillé avec les Macros auparavant. Faut dire, je suis auteur, pas proxénète.
    AdS


  • Courrier des lecteurs #2

    Courrier des lecteurs #2

    Et voilà, deuxième salve de réponses aux lecteurs ! Je rappelle que vous pouvez me contacter sur n’importe quel réseau social, ou même sur ma boîte email si vous le souhaitez !

    “Avez-vous des ouvrages que vous recommanderiez pour établir l’intrigue ? Je m’explique : je dispose de nombreuses idées d’événements, que je souhaiterais mettre en ordre. En gros, il s’agit maintenant d’établir l’intrigue. Si je cherche sur Internet « how to plot/outline your novel », je trouve de nombreuses références sur l’écriture en anglais, mais je trouve moins de recommandations en français. Je cherche un ouvrage de référence sur ce sujet, complet, sur la rédaction d’une histoire. Idéalement, quelque chose qui me guiderait dans l’établissement de l’intrigue, sous forme de tableau à compléter peut-être ? Auriez-vous par hasard des recommandations à me suggérer ?”

    Personnellement, je n’ai pas eu recours à des guides ou quoi que ce soit. Je peux te suggérer de commencer l’écriture, voir comment les idées te viennent, et tu finiras peut-être par avoir une meilleure idée de comment ordonner les idées restantes !

    “Y’a-t-il un tome 3 de prévu ?”

    Nenni ! Les deux tomes forment une saga complète, et aucune suite n’est envisagée !

    “Comment as-tu créé ton univers, d’où sont venues tes idées ? Quelles sont tes inspirations ?”

    Vaste question ! Cela mériterait un article à part entière, je pense. Encore qu’il ne saurait être exhaustif : pour une œuvre d’envergure (je parle surtout de densité et de volume ici, et point nécessairement de qualité) il est toujours délicat de recenser la totalité de ses sources d’inspirations, tant elles ont pu varier (ou simplement, être inconscientes) sur la décennie que m’aura pris l’écriture.

    “Est-ce que tu as testé plusieurs sites / plateformes pour partager et diffuser tes écrits ? Qu’est-ce qui fonctionne et qu’est-ce qui ne fonctionne pas ? Des bonnes expériences ou des mauvaises avec des plateformes d’écriture ?”

    Je vais être honnête : les réseaux sociaux, c’est vraiment pas mon truc. Bon, ça, vous le savez, depuis le temps. Je ne suis pas commercial dans l’âme, ou simplement pas de la bonne génération. Je ne saurais donc évaluer l’impact réel de chaque plateforme sur la diffusion de mon roman – l’essentiel de mes ventes a lieu dans les conventions à thématiques geek, lors de mes dédicaces.

    En cas de vente en ligne, ça se produit quasi-systématiquement via Amazon : je suppose que les gens en général préfèrent se fier à un site qu’ils connaissent qu’à Lulu. D’ailleurs, si Lulu offre une impression de meilleure qualité, je ne la recommande pas forcément aux auteurs eux-mêmes : ils n’offrent pas, ou très peu, de réduction sur les exemplaires destinés aux auteurs, donc ce n’est pas une solution rentable pour vous constituer un stock.

    Dans un autre registre, je déconseille très fortement les serveurs Discord dédiés à l’écriture : ils m’ont laissé l’impression que les écrivains en herbe avaient l’esprit étriqué ou formaté. Enfin, dès lors qu’on emploie des termes comme « trigger warning » (sic) ou l’écriture inclusive, il y a de quoi brandir un crucifix se méfier. En d’autres termes – permettez que je mette mes lunettes de soleil, que je grimpe sur mon skateboard et que je me visse une casquette à l’envers sur mon crâne – c’est un « red flag ». Par les Dieux, je me sens sale.

    “Anecdotes avec les fans ?”

    Loin de moi la prétention d’avoir des fans – j’ai des lecteurs, tout simplement. Niveau anecdotes en dédicaces, je n’ai rien de démentiel, mais simplement du cocasse la plupart du temps (cette fois, je ne mentionnerai pas les gens simplement malpolis) :

    • Le mec qui arrive un quart d’heure avant la fermeture, et qui dit « je repasserai plus tard ».
    • La passante qui, après avoir écouté la présentation de mon roman, me dit « je vais me renseigner ». Te renseigner où, gourdasse ? Je suis là, devant toi, c’est moi l’auteur.
    • Le mec cosplayé en Guts de Berserk qui me dit qu’il n’aime pas la dark fantasy.
    • La nana cosplayée en Zelda qui me dit qu’elle n’aime pas la fantasy.
    • La damoiselle qui m’a demandé si Albéric était inspiré d’Overlord. Et Philippe Etchebest, il s’inspire de MacDo, peut-être ? > :c En revanche, si vous ressemblez à Albedo, sachez que je suis libre samedi soir.
    • Une fois j’ai eu PADG, le comédien de doublage, qui est passé dans les allées et qui m’a serré la main ! 😀
    • Celle-ci s’est passée lors d’une dédicace en librairie. Une dame âgée passe, évoque le fait que les jeunes de nos jours lisent sur leur tablette, maintenant, continuant :

    « Mais je déteste…

    — Oh, je préfère aussi les livres en papier, réponds-je.

    — Je déteste…

    — Après, chacun ses goûts, il y a des avantages. (ou un truc du genre, j’ai oublié.)

    — Ce genre d’histoire (en parlant de mon livre). »

    Alors certes, chacun ses goûts, mais il faut avouer que c’est quelque peu indélicat de dire à un type qui a passé un certain temps à rédiger une histoire : « je déteste ce que vous faites ! ».

    • Ah, une ou deux fois, j’ai dû taper la discute in english avec un Écossais (ou un Britannique, peut-être ?) qui n’a certes pas acheté mes romans mais qui a dit que j’aurai sûrement du succès un jour. C’est déjà ça !
    “Les difficultés du quotidien ?”

    En mettant de côté les doutes ou la page blanche, les difficultés les plus évidentes pour un écrivain, je dirais : la frustration. On aura parfois l’impression de s’échiner et de remuer ciel et terre pour ne récolter que le silence et l’indifférence. Il se pourra que vous ne trouviez aucun bêta-lecteur pendant des mois, voire des années, ou que vous ne vendiez aucun livre pendant une séance de dédicace. Certains de vos proches ne croiront, ou ne comprendront, peut-être pas tout de suite votre projet. Les éditeurs, les médiathèques, les libraires ou les organisateurs de salons vous enverront parfois chier (il n’y a pas de terme plus élégant, désolé). Vous vous emmerderez à animer vos réseaux sociaux pour n’avoir aucun retour. Vous resterez assis sur un banc en convention pendant des heures sans attirer personne, et à contrario, vous aurez beau vendre une centaine d’exemplaires que les gens ne prendront pas la peine de revenir vers vous pour vous dire qu’ils ont aimé votre histoire – bref ! Il y aura des moments comme ça. Mais bon, c’est la vie, faut pas se décourager pour si peu. Continuez d’enflammer votre Cosmos (Stultus) jusqu’à son paroxysme !

    En revanche, pour s’enregistrer en tant qu’artiste-auteur à l’URSSAF, là c’est le parcours du combattant ! Vous ne trouverez aucune aide concrète sur Internet, et ne vous attendez pas non plus au moindre éclaircissement de la part des intéressés. Alors à ceux qui sont prêts à affronter l’entité la plus maléfique qui soit – l’administration française – je ne peux que vous souhaiter bon courage !

    “Les raisons qui amènent à se lancer dans ce métier ?”

    La coke, le fric, et les filles faciles. Plus sérieusement, ainsi que je l’ai déjà dit en interview, j’ai commencé à l’époque par écrire pour des forums RP. Hélas, faute d’activité, mes forums n’ont pas perduré longtemps. Je voulais toutefois continuer de faire vivre mes personnages, en particulier Albéric, et c’est dans cette optique que je me suis lancé dans l’écriture pour moi-même – puis au moins j’avais plus mes co-admins dans les pattes pour contester chacune de mes décisions !

    Quant aux raisons qui amènent à persister dans cette voie, ma foi… je ne saurai dire, je suppose que les raisons diverses et variées se sont succédé, au fil des années. L’espoir fou de percer un jour, la quête de sens, le besoin de remplir ses journées avec quelque chose de concret, le serment fait avec soi-même de prouver à l’univers qu’on peut déplacer une montagne, envers et contre tout… 

    C’est tout pour aujourd’hui ! Je ne sais pas encore sur quoi portera la prochaine session, mais il pourrait être intéressant de revenir sur la genèse du projet, sur mes inspirations, les œuvres qui m’ont marquées, etc. Ou bien simplement sur la carte, qui rencontre un certain succès en convention !

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  • Courrier des (futurs) lecteurs

    Courrier des (futurs) lecteurs

    Lors de mon précédent article, je parlais de l’éventualité de publications régulières sur les éventuelles questions des lecteurs. Qu’il ne soit pas dit que j’ai abandonné cette résolution dès le 2 janvier, ainsi qu’on pouvait le redouter – mais qu’on se souvienne, au contraire, qu’icelle aura perduré au moins la première semaine de l’année. Trêve de salamalecs, ouvrons le bal (et non le trou de- ah non, je vais pas la faire en public, celle-là) avec un florilège de messages qui m’ont été adressées sur les réseaux.

    En vérité, j’ai également sondé l’Internet en proposant aux gens de me dire ce qu’ils aimaient, ou recherchaient en littérature, afin de leur prouver que ce qu’ils recherchaient, en fait, c’est Albéric. Cette première salve porte donc sur cette thématique.

    “Artistiquement, en littérature, ce qui importe le plus, c’est la manière d’écrire bien plus que l’histoire racontée. Le style unique de narration, de description et d’action dans une œuvre est ce qui maintient au maximum l’attention du lecteur, le fait accrocher, puis aimer une lecture !”

    Dans ce cas, tu trouveras ton bonheur chez moi ! J’aime les mots rares et anciens, les allitérations, les tournures colorées, les traits d’esprit, les paysages oniriques, etc. ! Et selon l’avis de mes lecteurs, je gère toutes les catégories précitées !

    “J’aime les histoires romantiques dans les années 60”

    J’écris de la fantasy crépusculaire dans un univers médiéval/Renaissance fantasmé, donc pour les années 60, ça ne sera pas trop ça.
    Quant à la romance, même si l’amour est présent, et sera moteur d’éléments-clefs, il n’occupe que très peu de pages au total. Quand il en sera question, l’amour sera vicié, tragique, contrarié, ou impossible… et jamais mièvre, promis ! À aucun moment, des personnages ne se disent « Je t’aime », mais je sais pourtant raconter leur amour !

    “C’est vraiment un style très très niche, mais j’aime bien les tranches de vie où il n’y a pas vraiment de péripéties ou du moins, ils ne sont pas vraiment marqués (comme certains Ghibli) et où on suit juste la petite routine banale des personnages. Le fait que les personnages font des choses de la vie de tous les jours, ça me détend beaucoup.”

    J’ai ça aussi, pour diluer les gros moments d’action ! Il y a par exemple un passage où Albéric et ses vassaux discutent tranquillement de leurs plans de conquêtes, entourés de courtisanes pas farouches.
    Ou un autre, beaucoup plus tardif, de repas familial… mais je vous laisse imaginer ce que ça donne dans celle d’Albéric – j’ai même nommé le chapitre « À couteaux tirés ».
    En bref, je ne néglige pas ces moments où les personnages vaquent à leurs occupations ou leurs obligations.

    “Perso… je recherche l’évasion… que ce soit dans la fantasy ou la science fiction… avec des problématiques spécifiques à ces univers de part leur singularité. Je trouve ça dommage si dans ces univers la majorité d’une histoire pourrait être transposée dans notre univers sans modifier la narration…”

    Si tu cherches l’évasion, tu trouveras ton bonheur ! J’ai fais le maximum pour créer un ailleurs, que ce soit dans le niveau de langage soutenu, la mise en place d’un univers, ou dans les paysages lyriques et oniriques. Je tire également mon inspiration de diverses mythologies : on aurait du mal à transposer Succubes, dragons, Valkyries et horreurs lovecraftiennes dans notre monde ! Bref, « Albéric, ou le dragon au sommet » c’est du dépaysement et de la grande fantasy à l’ancienne !

    “Ce que je cherche dans une œuvre, c’est quatre choses, de l’épique, de la politique (car le manichéisme c’est redondant à force^^), le sens du sacrifice et de la sf (surtout space opéra, space fantasy et du post-apo^^)”

    – De l’épique, tu en auras en veux-tu en voilà, avec de longs voyages, des monstres mythiques, des batailles dantesques, des donjons et tout ce qui va bien ! J’aime à dire que c’est « une grande aventure à l’ancienne », sur près de 900 pages !
    – Pour la politique, ce que j’écris n’est certes pas dans la même veine que GoT à ce niveau, mais il demeure quand même un fond de magouilles entre nobles. C’est un point qui n’a pas été négligé, et la petitesse comme les velléités des familles aristocratiques contribuent à dépeindre un monde qui sombre dans le chaos.
    – J’ajoute que l’œuvre n’est pas manichéenne : tu t’en seras douté, mais on est surtout entre salopards. Je ne veux pas tout dévoiler, mais forcément, ceux qui le suivent le font pour des raisons qui ne sont pas vraiment nobles, et ceux qui s’opposent à lui sont rarement des saints pour autant – loin de là. Je peux détailler, au besoin !
    – Le sens du sacrifice : oui, tu auras des personnages prêts à se battre jusqu’à la mort pour leur cause, même si ça arrive très rarement (ça rend la scène d’autant plus marquante, j’imagine).
    – Quant à la SF : ah, certes, ce n’est guère le sujet ! Bon, tu as des pointes de steampunk avec des aéronefs de guerre et une cité volante, mais on est surtout sur une ambiance médiévale/Renaissance fantasmée ! En revanche, je peux te dire que ça devient apocalyptique, sur la fin !

    “… oppai is truth?”

    “Est-ce que le livre se concentre plus sur la violence ou sur le sexe ?”

    J’ai l’impression que la dark fantasy se traîne une drôle de réputation, dites donc !

    Sur le sexe, nenni, je ne suis point un pornographe. Et quand bien même il y aurait (très) ponctuellement ce genre de scène, je ne m’attarde pas pas en détail sur la mécanique (ou si les personnages font l’hélicoptère moldave), partant du principe que le lecteur est assez âgé pour savoir comment ça marche.
    En revanche, sur la violence, je ne cèlerai pas qu’il y a son lot de bourre-pifs et de litres de sang versé !

    Allez, une petite musique de circonstance (pourvu que WordPress ne fasse pas son cake et consente à l’afficher) :

    Euh… assez de questions pour aujourd’hui !

    La prochaine fois, je reviendrai sur les anecdotes de dédicaces, les difficultés d’être écrivain, les raisons qui m’ont menées à écrire, et je parlerai brièvement de mes expériences avec les plateformes en ligne ! J’apporterai également une réponse à la grande question « comment établir l’intrigue ? ».

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  • Bananier, pommes sautées, meilleurs bœufs

    Bananier, pommes sautées, meilleurs bœufs

    « Bonne année, qu’entendez vous par là ? Me souhaitez-vous la bonne année ou constatez-vous que ce sera une bonne année, que je le veuille ou non, ou encore que c’est une année où il faudra être bon ? »

    « Quel homme, ce De Sealand ! Quelle abnégation ! Sitôt la Nouvelle Année débutée, il est sur son ordinateur, à rédiger un article pour nous adresser ses meilleurs vœux, en dépit de ses trois grammes dans le sang ! C’est à ça qu’on reconnaît les véritables écrivains ! » – oui, presque, en fait la publication de cet article a été programmée.

    Cette année aura été un peu vide pour moi, mais enfin, j’aurai finalement achevé mon recueil de nouvelle. Adonc, l’année 2026 devrait voir poindre quelque nouveauté ! Peut-être même que je ferai des articles réguliers, pour parler de lecture, d’écriture, de choses et d’autres (au pire, si vous voulez que je traite d’un sujet en particulier, que ce soit par rapport à mon univers, la fantasy, ou l’écriture en général, dites-moi !) ; mais ça, c’est comme toutes les bonnes résolutions : on les promet le 1er Janvier, mais le deuxième jour elles sont déjà oubliées.


  • Joyeux Noël !

    Joyeux Noël !

    Ce soir c’est la nuit de Noël, la neige n’étend pas son manteau blanc – mais pour compenser, j’ai mis de la neige sur le site, ce qui est toujours ça de pris !

    J’espère que vous trouverez tous sous le sapin ce que vous avez commandé – surtout s’il s’agit de beaux livres dont le titre blanc sur fond rouge est tout à fait raccord avec les couleurs de la saison.

    Pour ma part, si vous voulez me faire un beau cadeau, venez simplement me dire ce que vous avez pensé de mon œuvre, ça me fera très plaisir :). Et si vous connaissez un producteur qui cherche un futur succès à adapter à l’écran, bon, vous pouvez lui parler de moi aussi !

    En attendant, je vous propose un petit jeu : retrouvez, pour chacun des personnages de la liste suivante, le cadeau qu’il aurait pu demander pour Noël :

     

    Albéric Un adversaire à sa mesure
    Clyméris Le Pragmaschème
    Abigail Son sceptre
    Malemort La tête d’Albéric (et le reste)
    L’Anathème La tête d’Albéric (c’est pour une amie)
    Œil d’Émeraude La fin du monde
    Hilmerion Du rhum, des femmes, de la bière nom de Dieu !

     

    Bon, d’accord, si ça ne vous suffit pas et que c’est trop facile, essayez donc d’identifier qui est qui sur l’image de cet article – les sprites de base venant des jeux Fire Emblem de Game Boy Advance. Ce « montage » ayant été fait au début des années 2010, je crois, quand j’étais jeune et fou.

    Oh, mais que serait Noël sans ses chants ?

    https://www.youtube.com/watch?v=nTC5pcQLuFA

    https://www.youtube.com/watch?v=mhjpMK9iuCU

    www.youtube.com/watch?v=NG7GL8QSU2Q

    https://www.youtube.com/watch?v=9NQjFg2-ixU

    https://www.youtube.com/watch?v=otRrwsK0neE

    https://www.youtube.com/watch?v=eOaWu60tg1k

     

    Il est bientôt temps de nous quitter. Pensez à faire un tour sur les galeries de Gabriell Acheffe, Helrynn, Serenus et Zagz, avant d’ouvrir vos cadeaux.

    Oh, j’oubliais – enfin non, je n’oubliais pas, mais c’était pour ménager le suspens. Voici un petit aperçu de ce qui est à venir l’an prochain :

    L’écriture est terminée. Ne reste plus que la phase de corrections !

    Joyeux Noël à tous,

    AdS